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Après huit ans de bataille, Vaud a sa loi sur l’accueil parascolaire

Les députés ont bouclé leurs travaux sur l’accueil pour les écoliers. La droite reste critique.

Pour la conseillère d’Etat socialiste Nuria Gorrite, la LAJE est «un pas important dans la reconnaissance des besoins des familles d’aujourd’hui».
Pour la conseillère d’Etat socialiste Nuria Gorrite, la LAJE est «un pas important dans la reconnaissance des besoins des familles d’aujourd’hui».
ARC/Jean-Bernard Sieber

En 2009, 71% des électeurs vaudois acceptaient l’«école à journée continue». C’est-à-dire l’accueil des écoliers en dehors des heures de classe, dans des structures spécialisées. Huit ans plus tard, le Grand Conseil a validé hier les modifications de la loi sur l’accueil de jour des enfants (LAJE) par 99 voix contre 4, avec 34 abstentions de droite.

C’est le temps qu’auront duré les négociations entre notamment le Canton, les communes et les employeurs. Le but a été de régler, entre autres, les questions de financement et de réglementation, en matière de pédagogie, de personnel et d’infrastructures. Le minimum obligatoire voté par les députés garantira aux écoliers une offre minimale identique dans le canton dès 2020 et les horaires évolueront selon leur âge. «C’est un pas important dans la reconnaissance des besoins des familles d’aujourd’hui», commente la conseillère d’Etat socialiste Nuria Gorrite.

Loi «baroque» mais «équilibrée»

Comme elle, la gauche et le centre se réjouissent. «L’accueil de jour est la pierre angulaire de la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle», estime la députée socialiste Myriam Romano-Malagrifa. «Cette loi est ambitieuse et innovante.» Une loi «baroque», mais «équilibrée», selon la Verte Sylvie Podio. «Chacun joue son rôle au niveau financier», c’est-à-dire le Canton, les communes, les employeurs et les parents.

«L’accueil de jour est la pierre angulaire de la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle»

A trois mois des élections, les critiques demeurent. Ainsi la gauche radicale a validé le texte, mais souligne que le nombre de places de crèche ne répond pas à la forte demande. «Certains parents continueront à devoir attendre longtemps», souligne Jean-Michel Dolivo (SolidaritéS).

L’UDC et le Parti libéral-radical restent sceptiques et seule une minorité de leurs élus a validé la loi. «Une partie des parents ne travaille pas, mais ils bénéficient de cet accueil à moindre prix», analyse la PLR Véronique Hurni. La droite craint que l’Etat ne se substitue aux parents: «L’éducation des petits Vaudois doit rester de leur responsabilité», commente l’UDC Maurice Treboux. «Le gouvernement majoritairement de gauche doit assumer les coûts de sa politique accompagnatrice.»

Quant à l’horaire du mercredi, qui a enflammé les débats, il a été tranché hier par 73 voix contre 70 et une abstention. Désormais les communes devront ouvrir des structures pour les enfants jusqu’à 10 ans le mercredi après-midi en cas de «besoins avérés». La droite préférait la limite de 8 ans.

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