Huit Vaudois ont osé réaliser leur rêve de cinéma

LausanneL’avant-première, samedi à Lausanne, de «Tapis Rouge», primé jeudi par surprise, a ému 900 invités. Le film offre des outils aux travailleurs sociaux.

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«Cette folle aventure démontre que personne n’est condamné à l’échec», lance Khaled Boudiaf, animateur au centre de rencontres des Boveresses à Lausanne. Près de 900 invités ont vu, samedi au Cinéma Capitole, l’avant-première du film «Tapis Rouge», réalisé par Fred Baillif avec Kantarama Gahigiri et la participation de sept jeunes du quartier des Boveresses ainsi que d'une Glandoise.

Ce long-métrage, tourné en partie à Lausanne, initié et soutenu par la Ville, a suscité son lot d’émotion dans le public. D’autant qu’il vient de remporter par surprise jeudi - hasard du calendrier – le prix TV5 Monde de la meilleure fiction francophone au Festival international Tous écrans de Genève. Il raconte, entre réalité et fiction, l’histoire de jeunes banlieusards qui décident de faire un film avec le soutien d’un éducateur.

Une histoire vraie
«Ces jeunes des Boveresses voulaient réellement faire un film, confirme Oscar Tosato, municipal. Nous avons décidé de les accompagner. Cela dans le prolongement de notre campagne d’éducation de 2012-2013 Moi et les autres.» Les réalisateurs ont décidé de s’inspirer de cette réalité pour écrire le scénario et dérouler le tapis rouge pour Mélissa, Jaimerose, Ali, Emmanuel, Sébastien, Jo, Yusuf et Marcel, dont la plupart vivent des situations difficiles dans leur quotidien.

Au terme de leur périple qui les a emmenés de Lausanne à Cannes dans un minibus lors du tournage, les huit Vaudois, aux anges, dont l’odyssée est devenue le sujet même du film, ne regrettent évidemment pas de s’être lancés. «Ce projet m’a fait comprendre que l’on peut faire beaucoup avec de la volonté et de la détermination», commente Emmanuel (23 ans). «J’ai appris à ne plus baisser les bras lorsque j’entame quelque chose», glisse Sébastien (23 ans). «Oui, car au début, on ne savait pas trop ce que ça allait donner», ajoute Jo (35 ans).

Créé: 15.11.2014, 21h43

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