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Les images des radars peuvent mentir, c'est prouvé

Ce n’est pas l’image qui compte, mais la mesure. Un avocat se bat depuis deux ans contre une pratique dont il est lui-même victime et qu'il estime intolérable. Nouvel épisode mardi devant le Tribunal de Police à Vevey.

C’est un autre véhicule que celui de l’accusé qui apparaît sur la première photo.
C’est un autre véhicule que celui de l’accusé qui apparaît sur la première photo.
Police cantonale

«Comment ose-t-on affirmer que ce n’est pas cette voiture qu’on voit, là, seule sur la photo, qui a commis l’excès de vitesse, mais plutôt la mienne, qui n’y apparaît nulle part!» Lancée comme ça, la remarque de Me Alain-Valéry Poitry interpelle.

A travers son cas personnel, l’homme de loi et ancien syndic de Nyon se bat depuis deux ans contre ce qu’il considère comme une insulte à la logique autant qu’au principe du bénéfice du doute. «Mes confrères se plient de rire, lâche-t-il. La photo est considérée comme une preuve pour identifier le contrevenant. Comment le Canton peut-il poursuivre des gens avec des images comme celles-là. J’irai jusqu’au Tribunal fédéral s’il le faut.»

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