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«En imposant l'excellence, Benoît Violier nous rendait meilleurs»

Les fournisseurs du restaurant sont sous le choc. Tous évoquent la quête perpétuelle du chef pour la qualité, qui leur manque déjà.

Comme les autres fournisseurs de Benoît Violier, le fromager affineur Jacques Duttweiler est anéanti.
Comme les autres fournisseurs de Benoît Violier, le fromager affineur Jacques Duttweiler est anéanti.

La gorge nouée, Patrick Rosset, directeur du Monde des Epices, peine à trouver ses mots. «Je n’arrive pas à parler de Benoît au passé, je suis détruit. C’est le plus impressionnant de tous les grands chefs avec qui j’ai travaillé, c’est… c’était le meilleur!»

Comme tous les fournisseurs du restaurant de l’Hôtel de Ville contactés, le chercheur d’épices, qui alimente l’établissement en poivres, piments doux et autres safrans depuis plus de 20 ans, est sous le choc. «Benoît Violier me manque déjà. Il avait une connaissance encyclopédique des épices. Je n’ai jamais vu un chef avec des connaissances aussi pointues dans un domaine si particulier. Il savait exactement quelle viande il pouvait marier avec nos poivres. Il ne voulait que le top de la qualité. En imposant l’excellence, il nous rendait meilleurs», poursuit Patrick Rosset, qui croisait le chef étoilé encore jeudi dernier.

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