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Infarctus: autant touchées que les hommes, les femmes sont moins traitées

L’infarctus n’épargne pas la population féminine. Or le risque est souvent sous-estimé. Le point avant une conférence médicale pour sensibiliser aux facteurs de risque.

De g.à droite, Dr Javier Orrit, Dr Malika Fivaz-Arbane, Dr Fabrice Rapp et Dr Etienne Delacrétaz, cardiologues à la clinique Cécil.
De g.à droite, Dr Javier Orrit, Dr Malika Fivaz-Arbane, Dr Fabrice Rapp et Dr Etienne Delacrétaz, cardiologues à la clinique Cécil.
PHILIPPE MAEDER

Non, les femmes ne sont pas épargnées par les maladies cardio-vasculaires. Cause de décès no 1 comme pour les hommes, elles touchent une femme sur deux. Et pourtant, les femmes, jusqu’à il y a peu très minoritaires dans les grands études sur le sujet, sont moins investiguées et, du coup, moins traitées. Résultat : la mortalité coronarienne est plus élevée que chez les hommes. Comment mettre les patientes au cœur du problème et améliorer leur prise en charge, c’est le sujet de la prochaine conférence médicale organisée par 24 heures et le Groupe Hirslanden. Car, c’est la bonne nouvelle, les bénéfices des divers traitements, une fois le diagnostic posé, se révèlent identiques pour les deux sexes.

Mieux sensibiliser les femmes aux facteurs de risque (le tabac, entre autres) et à la prévention (par le biais d’un CardioTest notamment), c’est aussi l’objectif de la campagne Femme & Coeur de la Fondation suisse de cardiologie.

« On pense souvent que les femmes sont protégées des maladies cardiovasculaires par leur status hormonal mais cet avantage n’est que relatif et ne fait que retarder le risque d’environ dix ans ; de plus, leurs changements d’hygiène de vie les exposent aux mêmes facteurs de risque que les hommes - avec le tabagisme, le stress, le surpoids, le manque d’exercice, entre autres - voire même davantage parce qu’elles vivent plus longtemps », expliquent les Dr Malika Fivaz-Arbane, Fabrice Rapp, Etienne Delacrétaz, cardiologues et le Dr Javier Orrit, chirurgien cardiaque. «Mais chez les femmes, les signaux d’alerte tels les douleurs thoraciques ou le sentiment d’oppression sont souvent moins typiques, ou silencieux. La femme et son médecin ne songent donc pas forcément à un problème cardiaque ou simplement en sous-estiment le risque», constatent les spécialistes.

L’infarctus survient en général à un âge plus avancé que chez les hommes, mais son incidence chez des femmes plus jeunes est en augmentation. A partir de l’âge de 40 ans, il est recommandé aux femmes d’aborder le sujet avec leur médecin. A titre préventif. En présence de symptômes ou de suspicion d’une maladie coronarienne (artères ou vaisseaux rétrécis), un test d’effort pourra être proposé mais une imagerie de stress (échocardiographie ou IRM de stress) sera préférée, voire un examen des coronaires. Les traitements consistent en une prise de médicaments, la pose de stents ou des pontages coronariens chirurgicaux. Dans le domaine des arythmies cardiaques, les femmes sont également plus exposées. « La fibrillation auriculaire augmentant avec l’âge, elle touche davantage de femmes et comporte plus de risques de complications, y compris celui, quoique assez faible, d'en mourir », explique le Dr Delacrétaz, spécialiste en rythmologie.

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