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Les infirmiers prescriront des médicaments sous l’œil des médecins

Le Grand Conseil veut élargir les compétences des infirmiers. Il a modifié la loi sur la santé publique ce mardi.

Un nouveau master sera mis en place à l'Université de Lausanne. La première volée est espérée pour 2018, selon Pierre-Yves Maillard.
Un nouveau master sera mis en place à l'Université de Lausanne. La première volée est espérée pour 2018, selon Pierre-Yves Maillard.
Keystone

Pour lutter contre le manque de médecins généralistes, une des solutions est d’élargir les compétences des infirmiers. C’est la proposition présentée mardi par le conseiller d’État socialiste Pierre-Yves Maillard devant le Grand Conseil, et que les députés ont validée quelques minutes plus tard. L’objectif: que certains infirmiers, spécialement formés, puissent pratiquer des gestes habituellement réservés aux médecins et prescrire des médicaments.

Les députés ont adopté ce projet à l’unanimité, par 123 voix, dans le cadre de la mise à jour de la loi sur la santé publique (LSP). Attention: ces gestes et ces prescriptions se feront tout de même sous supervision médicale et dans des cadres bien précis, qui seront encore à affiner.

«C’est une proposition qui va faire jaser dans ma profession, mais qui va dans l’air du temps»

Mais pour que cette mesure devienne réalité, il faudra qu’un master soit mis sur pied par l’Institut universitaire de formation et de recherches en soins, rattaché à la Faculté de Biologie et de Médecine de l’Université de Lausanne. «Nous espérons une première volée en 2018», explique Pierre-Yves Maillard.

Modifier la loi était une obligation avant de mettre en place ce cursus et créer ce nouveau métier. «La hausse du nombre de médecins enregistrée après la fin du moratoire sur l’ouverture des cabinets médicaux s’est faite uniquement chez les spécialistes», ajoute Pierre-Yves Maillard, pour justifier l’élargissement du rôle des infirmiers. L’idée va faire du bruit parmi les praticiens, selon le député libéral-radical Philippe Vuillemin, lui-même médecin généraliste. «C’est une proposition qui va faire jaser dans ma profession, mais qui va dans l’air du temps. Cela posera néanmoins des questions importantes. Par exemple, qu’en sera-t-il, sur le plan pénal, des conséquences d’un acte médical réalisé par un infirmier?»

Mais droite comme gauche soulignent que l’idée va dans le bon sens. La députée socialiste et médecin dentiste Sonya Butera ajoute: «Former ou importer de plus en plus de personnel sanitaire ne suffira pas à résoudre la situation à venir. Une des solutions consiste justement à réviser les tâches des professionnels actuels.»

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