Passer au contenu principal

Ingénieurs et architectes ont enfin une CCT de poids

Le syndicat Unia et les associations patronales de la branche ont présenté jeudi leur convention collective vaudoise, qui a désormais force de loi.

Désormais, les bureaux d'ingénieurs et d'architectes engagés sur les chantiers vaudois devront tous respecter la Convention collective.
Désormais, les bureaux d'ingénieurs et d'architectes engagés sur les chantiers vaudois devront tous respecter la Convention collective.
LUCIEN FORTUNATI/A

Les bureaux d’architectes et d’ingénieurs vaudois ont annoncé officiellement jeudi qu’ils étaient parvenus à rendre leur convention collective de travail (CCT) obligatoire. L’État de Vaud et la Confédération ont validé ce texte, qui a ainsi force légale depuis le 1er janvier. L’extension de cette CCT engage désormais tous les bureaux du canton. Elle devrait constituer un barrage au dumping des salaires, assez courant dans ce secteur depuis l’entrée en vigueur de la libre circulation. «Elle permettra aussi que les offres trop basses soient éliminées dans les marchés publics», note Philippe Vogel, secrétaire général de l’Union patronale des ingénieurs et architectes vaudois (UPIAV). Une manière de lutter contre la distorsion de concurrence.

L’opération de renforcement de la CCT a démarré il y a une demi-douzaine d’années à l’initiative de l’UPIAV et d’Unia. «Nous avons reconstruit ensuite un partenariat social avec les autres associations patronales du canton», raconte Pietro Carobbio, cosecrétaire régional d’Unia Vaud.

La CCT, qui fixe par exemple le salaire minimal d’un jeune ingénieur à 5800 francs brut, aura pour avantage de mettre tous les travailleurs de la branche à égalité.

Reste un point d’inquiétude. La révision au niveau fédéral de la loi sur les marchés publics pourrait impliquer une libéralisation toxique pour la CCT vaudoise. Il est en effet question de ne plus rendre obligatoire l’application des CCT du lieu où se déroulent les travaux. En clair, un chantier qui serait exécuté à Lausanne n’aurait pas à respecter la CCT vaudoise comme aujourd’hui. Les acteurs patronaux et syndicaux de la branche s’activent auprès des élus nationaux pour que cette nouvelle disposition, encore en débat, ne soit pas adoptée.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.