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L'inquiétante disparition tourne à la triste découverte

Un corps a été retrouvé vendredi matin sur la rive du Rhône en amont de Peney. Il s'agirait du Vaudois de 21 ans disparu dimanche en marge d'une soirée à l'Usine.

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Lucas, habitant de Prangins âgé de 21 ans et porté disparu depuis le 3 septembre après s’être rendu à une soirée à l’Usine, à Genève, a été retrouvé mort vendredi matin. La sinistre découverte a eu lieu sur la rive droite du Rhône, dans le secteur industriel du Bois-de-Bay,à 500 m. en amont du pont de Peney (commune de Satigny).

Un témoin a signalé à la police, vers 9h30, la présence d’un corps inanimé et en partie immergé. Les vérifications effectuées sur les lieux de la découverte et les premiers éléments récoltés laissent à penser qu’il s’agit de Lucas, indique le Ministère public dans un communiqué. Une identification formelle au moyen de l’ADN devra le confirmer.L’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances du drame. Selon nos sources, rien ne laisse pour l’heure penser à une cause autre qu’accidentelle.

Le téléphone ne répondait plus

La famille et les amis de Lucas le recherchaient depuis la nuit de samedi à dimanche où le jeune homme avait pris part avec des amis à une soirée électro organisée au Zoo, au premier étage du centre alternatif, lui-même situé en bordure du Rhône, mais plusieurs kilomètres en amont du lieu de la découverte. Le jeune homme avait été localisé pour la dernière fois dimanche vers 4 heures du matin à l’Usine. Plus un signe depuis lors et son téléphone ne répondait plus.

Ses proches avaient multiplié les appels au sujet d’éventuelles «afters», ces fêtes de fin de nuit auxquelles il aurait pu se rendre. On évoquait de possibles réunions à Cressy ou Avully. Interrogée par 20 minutes et Le Matin, la mère du disparu excluait tout départ intentionnel alors que tout semblait aller bien dans sa vie. Le jeune homme, qui a fait ses écoles à Nyon et venait de commencer un stage chez Nestlé dans le cadre de sa dernière année de maturité professionnelle commerciale, semblait bien dans sa peau et sa tête. Le samedi précédent sa disparition, il avait encore aidé sa mère, qui tient un petit café où elle sert des spécialités de pâtisseries roumaines, à préparer la Fête du village de Prangins. «C’était un jeune sympa, qui bossait aussi parfois au port des Abériaux», note l’épicier Pascal Clivaz, voisin de la famille. A l’initiative de son petit frère, une battue avait été organisée jeudi après-midi dans l’espoir de le retrouver. Cette démarche était motivée par le fait qu’on savait que «Lucas avait déjà erré après ce genre de soirée et qu’il s’était réveillé plutôt loin de l’Usine».

Battue organisée

Interrogée sur cette battue, la police genevoise exprimait un bémol. «Il s’agit d’une initiative citoyenne louable et que nous comprenons bien, expliquait son porte-parole Silvain Guillaume-Gentil. Une telle démarche doit toutefois être menée en coordination avec la police. Le risque existe que des volontaires fassent une horrible découverte et polluent par inexpérience une scène de crime, rendant plus complexes les investigations ultérieures.»

Un ami proche de Lucas, qui était à l’Usine avec lui ce soir-là et s’est démené pour le rechercher, est sous le choc. «C’était affreux de ne pas savoir ce qui lui était arrivé. Maintenant, on a enfin une réponse», réagit le jeune homme. Mais d’après lui, sans donner plus d’explications, Lucas ne se serait pas rendu à une soirée «after».

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