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Jean Zermatten au SPJ: «Je ne serai pas un alibi»

Le pionnier valaisan des droits de l’enfant donnera des conseils lors de situations délicates. Il ne restera pas s’il ne se sent pas utile.

Le Valaisan Jean Zermatten, 70 ans, préside la Commission interdisciplinaire d’éthique et de protection (CIEP), chargée d'apporter son appui au sujet des situations délicates ou extrêmes que le SPJ vaudois doit traiter.
Le Valaisan Jean Zermatten, 70 ans, préside la Commission interdisciplinaire d’éthique et de protection (CIEP), chargée d'apporter son appui au sujet des situations délicates ou extrêmes que le SPJ vaudois doit traiter.
VANESSA CARDOSO

Huit enfants maltraités ou abusés sexuellement. Au-delà d’un procès retentissant, l’affaire dite du père incestueux a provoqué un séisme au Service de la protection de la jeunesse (SPJ) qui n’avait pas vu le drame venir. La conseillère d’État Cesla Amarelle a présenté un programme de réformes. Parmi elles, le nouveau chef ad interim du SPJ, Frédéric Vuissoz, bénéficiera, avec son équipe de direction, des conseils d’une Commission interdisciplinaire d’éthique et de protection (CIEP), menée par l’ancien président du Tribunal des mineurs valaisan Jean Zermatten. Les experts interviendront sur des «cas limites»: risque de mise en danger immédiat pour l’enfant, maltraitance grave, négligence très sérieuse, abus sexuels ou séquestration. Alors que la liste des membres vient d’être dévoilée (voir encadré), Jean Zermatten présente sa vision de ce mandat.

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