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Les jeunes en difficulté recourent moins au social

En 2017, le revenu d’insertion a été moins sollicité. C’est le bilan tiré par le Conseil d’État après l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi.

Pierre-Yves Maillard et Cesla Amarelle lors de la conférence de presse.
Pierre-Yves Maillard et Cesla Amarelle lors de la conférence de presse.
KEYSTONE

Pour certains jeunes, la transition entre l’école et la vie professionnelle est une étape qui peut se compliquer par, entre autres, des difficultés familiales. Jusqu’à la fin de 2016, ils pouvaient prétendre au Revenu d’insertion (RI). Mais la loi sur l’aide sociale vaudoise, entrée en vigueur en janvier 2017, a modifié la donne en transformant cette aide en un soutien à la formation. Le Canton attribue une bourse à ceux qui le souhaitent, plutôt que le RI. Mardi, les conseillers d’État Pierre-Yves Maillard et Cesla Amarelle tiraient un bilan très positif de l’application de cette loi, avec une baisse de 17,2% de jeunes à l’aide sociale en 2018. Plus largement, le nombre de bénéficiaires de l’aide sociale a baissé de 2,2%. Une première depuis l’instauration du RI en 2006.

Pierre-Yves Maillard le dit d’emblée, le recul manque sur cette expérience toute fraîche. Difficile, par exemple, de prédire si ces jeunes iront au bout de la formation entreprise avec le soutien de l’État. N’empêche, les chiffres présentés se veulent encourageants. Près de 1000 jeunes (sur 2500 à s’être présentés dans un Centre social) ont été orientés vers une formation plutôt que vers l’aide sociale. 800 d’entre eux ont prétendu à une bourse, obtenue par la moitié.

Pour les chômeurs âgés

Le filet social s’est par ailleurs étendu vers les plus âgés aussi. Les chômeurs approchant l’âge de la retraite bénéficient en effet de deux ans supplémentaires pour les rentes-ponts. Près de 600 rentes ont ainsi été attribuées, dès 61 ans pour les hommes et 60 ans pour les femmes. De quoi diminuer d’autant le recours au RI.

«Ce chiffre record de 1000 jeunes orientés, on le donne avec une certaine émotion puisqu’on a fêté les dix ans de FORJAD.» Pierre-Yves Maillard avait en effet lancé ce programme de formation des jeunes adultes en difficulté en 2006. Le dispositif actuel semble le renforcer, au prix toutefois d’une opération de drainage de moyens financiers organisé par le chef du Département de la santé et de l’action sociale (DSAS). Toutes les possibilités offertes par les lois fédérales et cantonales ont été exploitées, dit le communiqué du Canton.

Le gymnase ou un métier?

La présentation de mardi s’inscrivait aussi dans un comparatif dévoilé en début d’année par l’Office fédéral de la statistique. Le Canton y figurait en queue de classement avec 15% de jeunes arrivant à l’âge de 25 ans sans diplôme. Pour la cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC), il s’agit de corriger le tir. «Il y a un travail de repérage et d’accompagnement à mener, avec la volonté forte de renforcer la certification des jeunes», dit Cesla Amarelle. L’objectif du Canton est de réduire ce taux de 15% à 5%.

Comment y parvenir? L’une des pistes est la formation professionnelle plutôt que le gymnase à tout prix. Son attractivité est forte, mais la ministre rappelle que les échecs y sont fréquents: près de 27% de redoublements, abandons et réorientations. Son département soutient ainsi l’accès aux filières CFC, mais également les AFP (un titre comparable, au niveau fédéral). Un effort est donné pour aider et intégrer les jeunes migrants.

Ensemble, le DSAS et le DFJC tablent sur la création de 310 places d’apprentissage pour les jeunes en recherche d’insertion professionnelle en 2018. C’est un tiers des 1000 places que le Conseil d’État s’est engagé à favoriser durant cette législature.

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