Une journée avec le chef d’orchestre de Lausanne 2020

Lausanne 2020Ian Logan, directeur général de la manifestation, nous a emmenés avec lui dans les coulisses de Lausanne 2020.

Ian Logan, ici avec Tony Estanguet (à gauche) et Étienne Thobois, de Paris 2024, durant la finale de hockey 3x3.

Ian Logan, ici avec Tony Estanguet (à gauche) et Étienne Thobois, de Paris 2024, durant la finale de hockey 3x3. Image: Florian Cella

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Aucune minute de répit. Depuis le début des JOJ, le planning de Ian Logan est bien rempli. Ses journées commencent à 6h du matin et se terminent vers minuit. Mais se lever tôt n’a jamais été un souci pour ce colonel EMG au dynamisme contagieux. «Mes boosters sont ma famille et ma motivation, assure le Palinzard de 54 ans. Pour cet événement, je me suis préparé comme un athlète, en faisant du fitness et de la course à pied.»

Le marathon commence par une réunion de coordination interne, à 6h30. Ce matin-là, Ian Logan, qui a déjà organisé les meetings aériens AIR04 et AIR14, a aussi rendez-vous avec Thomas Bach, les comités nationaux olympiques et différentes commissions. Heureusement, ses journées ne sont pas uniquement rythmées par des séances de travail. «Par le passé, je n’ai pas profité pleinement des événements que j’ai organisés. Cette fois, je me suis promis de tout terminer à temps pour vivre à fond ces JOJ.»

Test des petits-déjeuners

En sortant de la Maison olympique, Ian Logan prend le bus, puis le métro pour se rendre à la Banane, le restaurant universitaire où mangent les athlètes. Avec l’idée de tester la nourriture des athlètes. Durant le trajet, le directeur de Lausanne 2020 règle un détail au téléphone. Avant d’enchaîner avec un autre coup de fil et de recevoir dans la foulée une demi-douzaine d’appels. On se soucie de la capacité de sa batterie. «Je viens juste de demander à mon collaborateur un chargeur», rétorque-t-il, avant de répondre à une nouvelle sollicitation sur son smartphone.

Arrivé à la Banane, il range son téléphone et prend un plateau au milieu des athlètes. «Nous avons élaboré le concept il y a deux ans avec l’École hôtelière, explique le boss de Lausanne 2020. On a étudié ce que mangeait un hockeyeur de 16 ans ou une patineuse artistique. Il y a des menus véganes, végétariens, et à midi on sert des plats des quatre coins du monde.» Après avoir rempli, puis dégusté le contenu de son plateau, le verdict tombe: «Le petit-déjeuner est incroyable, équilibré et digne d’un cinq-étoiles.» Ian Logan est particulièrement fier de voir que les jus de poire et d’abricot viennent du Valais et que les portions de beurre emballées dans du plastique ont été remplacées par une motte. Une des nombreuses mesures écologiques prises durant ces Jeux.

En contact avec le public

Les rendez-vous s’enchaînent. Direction le Yodli Park, sur l’esplanade de la Vaudoise aréna. Il croise une classe qui attend de pouvoir entrer dans la Skating Arena. «D’où venez-vous? Est-ce que tout va bien?», questionne Ian Logan à la maîtresse et à ses élèves venus de Thierrens. Au Yodli Park, un spectateur se blesse à une cheville, à un mètre de lui. Ian Logan lui offre spontanément son aide et demande à un médecin qui arrivait au même moment de le prendre en charge. «J’aime être spontané et dire merci aux gens», explique ce passionné d’olympisme. Les rendez-vous se succèdent. Au stand d’un partenaire, il grimpe sur un snowboard pour prendre une photo, teste une attraction de réalité virtuelle en compagnie de la mascotte bleue de Lausanne 2020, puis répond à une interview de deux Singapouriens pour un livre sur les dix ans des JOJ.

Repas avec Tony Estanguet

Le téléphone sonne. Une délégation de Paris 2024 arrive. Ce n’était pas prévu. Logan les invite à manger dans une loge de la Vaudois aréna. «Mon équipe est rodée et me permet une certaine disponibilité dans ce genre de cas. J’observe, je vis ces Jeux et si je remarque des améliorations à apporter, je les signale tout de suite.»

Le repas se fait en compagnie de Tony Estanguet, président de Paris 2024, et d’Étienne Thobois, directeur général de ces Jeux. Ian Logan s’échappe momentanément pour rejoindre la loge présidentielle. Il va saluer Thomas Bach, les hockeyeurs Mark Streit et Florence Schelling, ainsi que le président de la fédération internationale, René Fasel. Il multiplie les allers-retours et fait un crochet par les tribunes où se trouvent son épouse et Paul, le plus jeune de ses cinq enfants. Il passe quelques minutes en leur compagnie. «Je les vois très peu. On se croise, mais ils le savent. Depuis le temps, ils commencent à me connaître!»

Alerte à la Skating Arena

Après les finales du hockey 3x3, Ian Logan file à la Skating Arena pour voir les finales de patinage artistique. Puis file à un forum destiné aux jeunes athlètes de la région. On y parle de sponsoring, de double carrière, de media training et de gestion des émotions. «Ma plus grande émotion durant ces JOJ? Voir pour la première fois la Skating Arena pleine à craquer», confie-t-il.

Vers 18h, une alarme retentit précisément à la Skating Arena. Ian Logan est immédiatement averti. Par mesure de sécurité, les derniers spectateurs qui étaient en train de quitter la patinoire sont dirigés vers la sortie. «Il n’y a eu aucun stress, la situation a été réglée dans le calme.»

La cérémonie des médailles

À 19h, passage obligé à la cérémonie protocolaire, au Flon. Un des moments favoris du colonel qui regarde avec émotion les médaillés. «Regardez sur la scène, il y a des équipes mixtes issues de plusieurs nations. Nous vivons un message moderne de paix, cher à Pierre de Coubertin.»

La soirée ne fait que commencer. Ian Logan va encore saluer la chanteuse du groupe Wintershome qui se produit sur la scène du Flon, puis rejoindre le conseil d’administration des Transports publics du Chablais pour un repas. Il va encore faire un peu de représentation avant de rentrer dormir quelques heures. Et recommencer une nouvelle journée à ce rythme.

Créé: 16.01.2020, 21h23

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