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Les juges freinent le passage des chauffards chez le psy

Le Tribunal cantonal vaudois casse une décision du Service des autos, accusé par l’avocat de l’auteur d’un gros excès de vitesse d’ordonner trop facilement des expertises.

L’infraction en débat, un dépassement de 66?km/h sur un tronçon limité à 80?km/h, a eu lieu sur la semi-autoroute entre Orbe et Vallorbe.
L’infraction en débat, un dépassement de 66?km/h sur un tronçon limité à 80?km/h, a eu lieu sur la semi-autoroute entre Orbe et Vallorbe.
JEAN-PAUL GUINNARD

Les mesures réprimant depuis 2013 les «délits de chauffard», principalement les gros excès de vitesse, continuent de faire des vagues. Après les interrogations sur les confiscations des voitures, voilà que l’envoi chez le psy de conducteurs qui commettent leur première grosse infraction se retrouve sur la sellette. Le Tribunal cantonal vient de retoquer (lire l’extrait du verdict ci-contre) une décision du Service des autos et de la navigation (SAN). Celui-ci avait prononcé un retrait dit «préventif» du permis de conduire, assorti d’une expertise psychologique, à l’encontre d’un conducteur français flashé à 146 km/h sur un tronçon limité à 80 km/h de la semi-autoroute Orbe-Vallorbe, le 1er novembre 2013.

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