La justice confirme la suspension d’une infirmière morphinomane

JusticeUne soignante vaudoise a volé des ampoules de morphine dans les pharmacies d’hôpitaux. Elle a l'interdiction de pratiquer.

Photo d'illustration

Photo d'illustration

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Le Tribunal cantonal a confirmé au début de ce mois la suspension d’une infirmière qui pratiquait dans le canton de Vaud. Cette soignante, qui passait par une agence de placement, a dérobé dans trois hôpitaux et une clinique des ampoules de morphine entre juillet et décembre 2012. Ces vols servaient à sa seule consommation personnelle.

Dénoncée, elle fait l’objet d’une enquête du ministère public pour vol, escroquerie et contravention à la loi fédérale sur les stupéfiants. Le Département de la santé et de l’action sociale a décidé de son côté de lui interdire toute pratique professionnelle jusqu’à ce qu’un cadre thérapeutique soit mis en place.

L’infirmière a fait recours au Tribunal cantonal contre cette décision en affirmant que sa consommation était une affaire personnelle. Les juges n’ont pas partagé ce point de vue et ont donné raison à l’Etat. Pour la justice vaudoise, la toxicomanie de cette infirmière risque d’altérer sa capacité de soigner les malades.

Et, ajoutent les juges cantonaux, les vols d’ampoules de morphine «sont de nature à fortement éroder, voire rompre, le lien de confiance entre la recourante et les établissements de soin susceptibles de recourir à ses services ». (24 heures)

Créé: 30.05.2013, 17h50

Dossiers

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.