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La Justice de paix et le SPJ jugés coupables

La famille du Vaudois, condamné en 2018 pour avoir violenté et abusé la plupart de ses 8 enfants, était suivie par les autorités depuis près de 20 ans. Ces dernières auraient pu et auraient dû stopper cet enfer.

Dans un rapport détaillé de 187 pages, l’ancien juge fédéral Claude Rouiller fustige la Justice de paix et le Service de protection de la jeunesse.
Dans un rapport détaillé de 187 pages, l’ancien juge fédéral Claude Rouiller fustige la Justice de paix et le Service de protection de la jeunesse.
ARC Jean-Bernard Sieber

Intolérable. Tel est le mot qui revient à plusieurs reprises dans le rapport d’enquête administrative accablant de l’ex-juge fédéral Claude Rouiller. Révélé lundi à la presse, ce document de 187 pages décortique minutieusement l’échec de la Justice de paix et du Service de protection de la jeunesse (SPJ) qui n’ont pas su porter secours à une fratrie de huit enfants violentés et abusés sexuellement par leur père. «Ce qui est intolérable en l’espèce c’est que des enfants placés pendant toute leur enfance et adolescence sous la protection des autorités judiciaires et administratives compétentes aient été maintenus par celles-ci dans un milieu dont ces autorités ne pouvaient ignorer qu’il était propice à la commission de tels crimes. (…) La responsabilité de ce qui devait arriver est partagée par l’Autorité de protection de l’enfant (ndlr: la Justice de paix) et par le SPJ», insiste l’enquêteur.

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