Dès le 14 décembre, la ville de Nyon déroule le tapis rouge pour ses bus

MobilitéLa priorité donné aux transports publics va transformer la cité et ses habitudes.

Aux giratoires, des feux donneront la priorité aux bus.

Aux giratoires, des feux donneront la priorité aux bus. Image: Philippe Maeder

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Des feux de signalisation aux giratoires, des bandes réservées au bus, des voies de circulation en zigzag, des trottoirs élargis pour cyclistes et piétons ont poussé aux quatre coins de la ville de Nyon. Ils préfigurent la grande révolution du réseau des Transports publics nyonnais (TPN) dont les bus passeront dès le 14 décembre à la cadence au quart d’heure.

C’est aussi l’aboutissement de deux ans de chantiers intensifs pour appliquer une politique régionale visant à favoriser les transports publics et leur rabattement vers les gares. Pour que ceux de Nyon y arrivent à l’heure, avec un système de priorisation aux carrefours, la Ville a investi entre 2012 et 2014 près de 11 millions dans la voirie et la signalisation. «C’est une politique volontariste pour réduire le trafic dans l’une des villes les plus motorisées de Suisse, et qui gagnera encore 9000 habitants ces cinq prochaines années», a rappelé Elisabeth Ruey-Ray, municipale de la Mobilité.

La mue des TPN
Grâce à ces travaux, les TPN ont pu revoir totalement leur réseau et leurs horaires. Concrètement, les bus circuleront désormais en étoile à cinq branches en direction de Colovray, de Terre-Bonne, de Petite-Prairie, de Chantemerle et de Prangins, tous les bus passant par la gare de Nyon. Cela permet une cadence au quart d’heure de 6 h du matin à 20 h, de trente minutes le soir et le samedi, et à l’heure le dimanche (y compris à Prangins).

Pour assurer l’exploitation d’un réseau qui augmente ses parcours de 70%, les TPN ont engagé 15 chauffeurs de plus, ce qui porte l’effectif à 70 et quatre bus supplémentaires. «Quand, en juin prochain, nous recevrons 11 bus neufs pour remplacer une partie de la flotte, qui sera moderne avec caméras de surveillance, infos aux voyageurs, annonces des arrêts sur écran et sonores, et même possibilité d’acheter le billet par SMS», précise le directeur Richard Zaugg. Qui a profité de ce développement pour adopter une nouvelle identité visuelle pour les bus, bleu et blanc, et d’un logo commun aux TPN et au Nyon - Saint-Cergue - Morez.

Patience au début
Le réseau a été redessiné pour rejoindre les pôles importants de la ville (école, hôpital, etc.) et mettre chaque habitant à moins de 300 mètres de l’un des 46 arrêts. Le prix du billet de zone Mobilis va augmenter de 3 fr. 40 à 3 fr. 60, mais pas à cause des travaux. Il s’agit d’une hausse générale voulue par le Canton. La Ville, qui lancera une campagne d’information, offrira d’ailleurs un rabais de 20% sur l’abonnement annuel de zone 20. Pour dérouler le tapis rouge au réseau des transports publics, qui sera relié à terme à des parkings relais, le Service travaux et environnement a modifié 27 carrefours et trois kilomètres de route. «C’est un projet gagnant-gagnant, qui devrait aider les usagers à passer de la voiture au bus. Mais il faudra être patient, car il y aura forcément une période de transition pour affiner les phases aux feux», avertit son directeur, Olivier Mayor. (24 heures)

Créé: 26.11.2014, 19h27

Ce concept de grande ville devra faire ses preuves

Legende
«Des feux dans les giratoires? On a jamais vu ça!» «Des voitures qui sont obligées de zigzaguer d’une chaussée à l’autre tous les 50 mètres, c’est nul!» Les critiques fusent depuis que les avenues nyonnaises ont changé de visage. Beaucoup de citoyens peinent à comprendre cette savante réorganisation des modes de déplacements qui chamboule leurs habitudes. Certains se plaignent déjà de longues colonnes de voitures
à Rive, alors que le système
n’est pas encore en place.
Les chauffeurs de bus, eux, voient d’un bon œil ces nouveautés qui leur permettront
de rouler plus souvent en site propre et de s’arrêter sur la chaussée. Ils apprécient moins que les vélos puissent emprunter leur voie, à la descente, à certains endroits. «Nous le comprenons, car cela crée
un danger supplémentaire.
Mais la largeur des artères ne permettait pas de faire autrement», rappelle Elisabeth Ruey-Ray. C’est aussi pourquoi les chauffeurs de taxi devront patienter pour filer le train aux bus. La Ville veut d’abord voir comment ça roule avant de les laisser emprunter les voies jaunes, comme c’est le cas à Lausanne et à Genève. La mixité, c’est aussi ce qui inquiète bon nombre d’habitants en voyant piétons et vélos se partager de larges trottoirs. «Il est démontré que si le trafic est mélangé, les usagers font plus attention aux autres. Mais le marquage au sol sera encore complété sur l’espace vélo», précise le municipal Olivier Mayor.

Paid Post

Le casual dating est-il fait pour vous?
L’idée d’une rencontre purement sexuelle sans aucun engagement peut paraître séduisante, mais une petite mise au point s’impose.

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actualité croquée par nos dessinateurs partie 6

Paru le 14 novembre 2018
(Image: Bénédicte) Plus...