Alors que les ventes peinent à décoller, le lait équitable se donne du temps

Romanel-sur-MorgesLancé il y a trois mois, le label Laitspoir n’atteint pas les objectifs fixés. Mais l’optimisme reste de mise.

Les instigateurs du projet avec Guy de Charrière, Serge André et Pierre-Alain Urfer.

Les instigateurs du projet avec Guy de Charrière, Serge André et Pierre-Alain Urfer. Image: Patrick Martin

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Rémunérer à un prix correct les producteurs de lait: tel est l’objectif du Laitspoir, présenté en mai dernier à la Fromagerie André de Romanel-sur-Morges. Trois mois après le lancement du label, le premier bilan est mitigé.

«Le départ est timide, mais nous restons confiants pour l’avenir, explique Pierre-Alain Urfer, l’agriculteur à l’origine du projet. Notre objectif de rentabilité était d’atteindre les 1000 litres par jour. Avec une moyenne de 500 litres avant le début des vacances, nous n’y étions pas. Mais les échos que nous avons sont bons et une vraie dynamique est en train de se mettre en place.» La Confiserie Fornerod, à Morges, ou encore l’École d’agriculture de Marcelin ont ainsi décidé de jouer le jeu, tout comme la Brasserie de Montbenon à Lausanne.

«Nous sommes également sur le point de changer nos étiquettes, avec des couleurs qui devraient renforcer notre visibilité»

Depuis son lancement, le lait des douze agriculteurs rattachés à la fromagerie bénéficie pourtant d’un réseau de distribution intéressant en étant présent dans une vingtaine de magasins Coop entre Pully et Signy. «C’est vrai que nous espérions faire plus de volume via ce revendeur. Mais le géant de la grande distribution nous avait avertis qu’il fallait du temps pour changer les habitudes des consommateurs, tient à préciser Pierre-Alain Urfer. Reste que, pour faire mieux connaître notre produit, des dégustations seront désormais organisées. Nous sommes également sur le point de changer nos étiquettes, avec des couleurs qui devraient renforcer notre visibilité. Le nom des producteurs y figurera également, ce qui offrira une traçabilité totale.»

Une goutte d'eau

S’il est bien conscient que son label ne représente qu’une goutte d’eau dans un marché extrêmement difficile, l’instigateur du projet y croit dur comme fer: «Il s’agit avant tout d’un outil de défense professionnelle. Nous allons encore chercher de nouveaux débouchés auprès de glaciers ou dans la restauration collective, mais il faut avant tout expliquer notre démarche. Ça ne se fera pas tout seul, mais je suis convaincu que les gens sont sensibles à notre cause.»

Un nouveau bilan sera réalisé en novembre. «Nous verrons alors si ce label a un vrai potentiel ou si nous ne sommes que de doux rêveurs…» conclut Pierre-Alain Urfer.

Créé: 19.08.2018, 19h39

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