Des caméras pour stopper le vandalisme

ApplesLa Municipalité envisage d’installer un système de vidéosurveillance pour limiter les déprédations récurrentes qui touchent son collège.

Image: Sébastien Bovy

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Rappel des faits. Jeudi 12 Janvier 2017, 45 ordinateurs sont volés sur le site du Collège du Léman d’Apples, avec une vitre cassée et plusieurs portes défoncées. Quatre mois plus tard, un nouveau vol de matériel informatique survient et les dégâts sont une fois encore très importants. En y ajoutant de fréquents actes d’incivilité, prendre des mesures sécuritaires était devenu indispensable aux yeux de l’Exécutif. «La Municipalité étudie sérieusement l’installation de caméras», a déclaré la syndique, Marie Christine Gilliéron, lors de la séance du Conseil communal du 30 septembre dernier.

La démarche est facilitée par l’adoption préalable d’un règlement relatif à l’utilisation de caméras de vidéosurveillance. Celui-ci avait été soumis à l’organe délibérant en novembre 2010, dans une logique préventive. Claude-Alain Roulet, syndic de l’époque, justifiait alors cette décision: «Nous souhaitons gagner du temps en réglant déjà les questions d’autorisations, au cas où. Après plusieurs actes d’incivilité, la situation est de retour au calme. Mais on ne sait jamais…» Les déprédations ayant repris, l’Exécutif de l’époque peut se targuer d’avoir vu juste, et celui d’aujourd’hui profiter de ces acquis. Travaux préparatoires

«On ne va pas s’enrichir avec la pose de caméras. Mais cette décision suit le principe «qui casse paie»

Cela étant, la Commune en est encore au stade de la réflexion, rappelle Marie Christine Gilliéron: «Nous n’en sommes qu’aux travaux préparatoires. Nous avons reçu l’aval du comité de direction de l’Association scolaire intercommunale Apples-Bière et environs (ASIABE), mais les frais d’une telle installation n’ont pas été quantifiés.»

Faire des économies

Si une initiative de ce genre coûte, elle peut aussi permettre à un village de faire des économies, comme le résume Jérôme De Benedictis, municipal d’Echandens, commune qui est dotée depuis 2012 d’un système de surveillance vidéo sur l’une de ses places: «Les patrouilles de sécurité demandent un investissement financier autrement plus important en termes de surveillance.» Marie Christine Gilliéron tient à se montrer mesurée: «On ne va pas s’enrichir avec la pose de caméras. Mais cette décision suit le principe «qui casse paie», et, une fois identifiés, les vandales ne pourront pas récuser nos accusations.»

La syndique précise également que cette décision ne la réjouit pas, mais qu’elle est nécessaire. «Nous ne le faisons pas de gaîté de cœur. Un audit de la gendarmerie et de la police de sûreté a été réalisé et préconise l’installation de caméras, ce qui nous encourage à aller en ce sens. Nous ne comptons pas faire n’importe quoi pour autant.» La preuve, selon Marie Christine Gilliéron: les conseillers communaux seront avertis par courrier avant toute pose de caméra, une obligation qui avait été ajoutée dans le règlement au moment de son adoption. «Ça montre notre décision de travailler tous ensemble main dans la main. La Municipalité, la direction de l’ASIABE et celle de l’établissement scolaire tirent à la même corde pour résoudre ce problème», conclut la syndique. (24 heures)

Créé: 06.11.2017, 11h44

Et les autres?

En installant des caméras, Apples deviendrait la cinquième commune du district de Morges à en disposer. S’il n’est pas surprenant que le chef-lieu en utilise, il est plus improbable de trouver un village comme Cuarnens à ses côtés. Le syndic, Frédéric Chappuis, s’en explique: «Nous avons une place de lavage publique située en périphérie qui a été sujette à des incivilités. Quelqu’un avait notamment fracturé le monnayeur il y a plusieurs années, et les utilisateurs ne la rendaient pas toujours en bon état.» La pose d’une caméra il y a quatre ans a selon le syndic considérablement amélioré la situation. «La simple annonce de sa mise en place a suffi à impacter le comportement des gens.» D’autres municipaux abondent dans le sens de Frédéric Chappuis. C’est le cas à Aubonne, qui utilise des caméras mobiles depuis plusieurs années. «Il est dur de quantifier les apports d’une telle technologie, mais le fait de signaler qu’on y recourt a eu un effet de dissuasion, affirme le syndic, Luc-Etienne Rossier. Je pense que cela a contribué à l’état d’apaisement dans lequel notre commune se trouve actuellement.»

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