Deux White Horse s’affrontent à Morges

ConcurrenceLe nouveau bar assure ne pas vouloir marcher sur les platebandes du gérant établi, qui parle de concurrence déloyale.

Laurent Ugzmaili, gérant du White Horse morgien, estime que le projet de son homonyme lausannois porte à confusion.

Laurent Ugzmaili, gérant du White Horse morgien, estime que le projet de son homonyme lausannois porte à confusion. Image: Patrick Martin

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Dans une ville de 15'000 habitants comme Morges, les bars ne sont pas légion. Ceux dans le style britannique des «public houses» encore moins. Et pourtant, d’ici quelques mois, il devrait y en avoir deux répondant au nom de White Horse avec la création annoncée d’un estaminet dans le nouveau Quartier des Halles, à proximité de la gare.

Copie conforme

Ce que beaucoup voient comme un «doublon» est confirmé par Unal Aslan, gérant du White Horse situé à l’avenue d’Ouchy, à Lausanne. «Nous avons un concept qui fonctionne très bien ici. Le White Horse existe depuis 1974 et je l’ai repris en 2014, alors que l’ambiance avait quelque peu changé. On est revenu depuis dans un esprit «pub», où l’on peut boire un verre, manger et regarder un événement sportif. Je mise sur le café du matin, le service à midi, les produits locaux et les soirées qui attirent une clientèle régionale et internationale. C’est cette signature que l’on tenait à développer à dix kilomètres de chez nous.»

C’est d’ailleurs la copie conforme du bar d’Ouchy, à deux tables près, qui verra le jour au Quartier des Halles, dès le premier trimestre 2021. Et non pas une copie de celui qui existe déjà à la Coquette depuis 1984 selon Unal Aslan. «Je pense qu’on a un concept, et que celui de Morges en a un autre. On a décidé de venir pour créer une succursale, pas pour leur faire concurrence, affirme le gérant. Ils ont leur façon de travailler, on a la nôtre. Si les gens sont contents d’aller là-bas, ils continueront de le faire. Il y aura peut-être une confusion au début mais les gens s’habitueront.»

Résistance des anciens

Et le directeur du bar lausannois d’affirmer qu’il a travaillé sur une évolution du logo qui garde le nom mais permet de distinguer les deux établissements. Loin d’être suffisant pour Laurent Ugzmaili et son père Brahim, présents à la rue de Couvaloup depuis 1989. Les deux Morgiens ne comptent pas rester les bras croisés si la «menace» d’Unal Aslan était mise à exécution. «Pour l’instant, aucune étape sérieuse n’a été franchie, mais si cela devait se faire, on va s’y opposer, dans le sens où cela porte clairement à confusion et constitue une forme de concurrence déloyale, déclare le gérant Laurent Ugzmaili. Du reste, quand nos clients ont vu cette annonce passer, ils ont cru que nous en étions les auteurs. Ce n’est pas correct de venir s’installer à quelques centaines de mètres de nous avec le même nom. Morges et le White Horse partagent une histoire commune et riche qui remonte à 1984 et qui serait salie. Au nouveau, on lui dit bienvenue s’il vient avec un nom différent. Pas dans un autre cas de figure.»

Des exploitants qui pourraient être confortés par la loi sur les auberges et les débits de boissons, estime une agent d’affaires brevetée indépendante contactée. «En principe, chaque établissement doit être exploité sous un nom et une enseigne différents de ceux des autres établissements de la localité», précise l’article 42 de ladite législation. Ce qui n’inquiète pas Unal Aslan. «Mon avocat m’a assuré qu’il fallait uniquement que le nom de la raison sociale soit différent, ainsi que l’enseigne», conclut-il.

Créé: 26.02.2020, 07h34

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