Immeuble morgien au cœur d’une affaire d’escroquerie et de faux dans les titres

ArnaqueUn avocat genevois et l’ancien responsable de l’agence locale de la régie Bernard Nicod sont soupçonnés d’avoir falsifié des baux.

Une dizaine de locataires pourraient être concernés.

Une dizaine de locataires pourraient être concernés. Image: Jean-Bernard Sieber

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On ne connaît pas encore réellement l’ampleur de l’arnaque, mais une dizaine de locataires pourraient en avoir fait les frais. La RTS a révélé jeudi soir qu’un avocat genevois et l’ancien responsable de l’agence morgienne de Bernard Nicod étaient soupçonnés d’avoir falsifié pendant plusieurs années les baux des appartements d’un immeuble morgien. La gestion de ce bien, qui appartient à la sœur de l’avocat, était assurée par la régie Bernard Nicod et supervisée par l’avocat lui-même.

Le système qui a été mis en place est assez simple. Dans le canton de Vaud, chaque bailleur est dans l’obligation de révéler au nouveau locataire d’un logement le loyer payé par son précédent occupant. Les prévenus communiquaient alors un faux montant afin de faire gonfler le loyer.

Exemple concret: au lieu d’indiquer que l’ex-locataire déboursait 1100 francs, ils prétendaient que celui-ci sortait chaque mois la somme de 1700 francs de son porte-monnaie. Cela leur permettait ainsi d’augmenter le nouveau loyer à 1800 francs sans contestation.

Les deux hommes sont dès lors prévenus de faux dans les titres. L’avocat est également poursuivi pour tentative d’escroquerie. Ce dernier, toujours selon la RTS, a été placé en détention provisoire au début de l’enquête. Ses avocats, Mes Charles Poncet et Philippe Grumbach, n’ont pas souhaité faire de commentaires.

Le régisseur réfute quant à lui les faits reprochés. «Mon client conteste avoir participé à la falsification de baux», a affirmé son avocate, Me Véronique Fontana, au micro du «19h30».

Il est important de préciser que Bernard Nicod n’est pas mis en cause dans cette enquête. «La personne incriminée ne fait plus partie de nos collaborateurs, a indiqué le patron de la régie qui porte son nom. Ni le Groupe ni moi-même ne sommes impliqués d’une quelconque façon dans cette affaire.» (24 heures)

Créé: 19.10.2018, 18h57

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