L’épicerie en ligne va créer un marché couvert à Rolle

CommerceVitaVerDura, leader du panier livré à domicile, prévoit d’ouvrir un espace d’accueil dans ses nouveaux locaux.

Nicolas Giroud est le nouveau directeur de l’entreprise rolloise VitaVerDura.

Nicolas Giroud est le nouveau directeur de l’entreprise rolloise VitaVerDura. Image: Chantal Dervey

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Depuis sa création en 2011, VitaVerDura était installée dans des locaux proches de la jonction de l’autoroute à Rolle. Comme les bâtiments seront démolis pour permettre la construction du nouveau centre de production Schenk, la PME spécialisée dans la livraison de paniers du terroir à domicile a dû déménager. Par chance, elle a trouvé son bonheur à quelques enjambées de son ancienne base, au chemin du Famolens, où elle aura la possibilité de développer de nouveaux projets.

Nicolas Giroud, directeur en poste depuis septembre dernier, se réjouit de faire vivre l’espace couvert adjacent aux locaux de conditionnement des marchandises. «Nous aurons l’occasion de mieux souder la communauté VitaVerDura en organisant des marchés, des dégustations en présence des producteurs, voire des expositions, et en donnant la possibilité à nos clients de venir chercher leur panier ici.»

Principes éthiques

Cela dit, VitaVerDura tient à rassurer ses clients et ses producteurs partenaires. L’épicerie en ligne continuera à livrer ses paniers à domicile, selon un mode de fonctionnement et des principes éthiques qui ont fait son succès. «Dès le début, nous avons voulu fournir une alimentation de proximité et de qualité, respectueuse de l’environnement et de l’homme», rappelle Jean-Marc Imhof, président du conseil d’administration et cofondateur de la société avec Joël Saurina.

Pionnière en 2011, la PME rolloise est restée leader dans son aire géographique de couverture, qui s’étend de Genève à Lausanne, villes comprises. Sa petite équipe d’une dizaine d’employés livre plus de 12'000 paniers par année. Ce qui la distingue d’autres entreprises du même secteur, c’est le fait que ses quelques milliers d’adeptes n’ont pas d’obligation d’achat. Certains font des commandes chaque semaine, d’autres très occasionnellement. Et si le produit manque, par exemple un poisson non pêché, chacun doit l’accepter. Il n’est alors pas facturé.

«On ne veut surtout pas imposer un contenu et une récurrence dans les commandes, car cela générerait du gaspillage alimentaire et des frustrations», explique Jean-Marc Imhof, par ailleurs président de la section genevoise de Slow Food. Quant aux producteurs, ils fournissent la quantité de marchandise commandée au prix du jour. «Il n’y a pas un poireau cueilli inutilement, et nous ne négocions pas les prix, précise Nicolas Giroud. Les producteurs sont considérés comme de véritables partenaires, avec qui nous entretenons une relation de confiance dans la durée.»

Un contexte économique différent

En neuf ans, le contexte économique a changé et la concurrence se presse au portillon. Mais les deux responsables de VitaVerDura ne sont pas inquiets. «Quand il s’agit de structures de vente qui poursuivent les mêmes idéaux, nous essayons de collaborer, déclare le directeur. Le problème survient quand des initiatives échouent à cause d’une gestion qui manque de rigueur. Ces défections ternissent l’image de notre modèle de travail et laissent parfois des producteurs sur le carreau.»

Et les ventes en ligne des grands distributeurs suisses, voire internationaux, comme Amazon Fresh? «Ils n’occupent pas le même terrain et n’entretiennent pas le même type de relation avec leurs clients, analyse Nicolas Giroud. Nous, nous avons affaire à des gens qui adhèrent à notre concept et à nos valeurs. Or ces valeurs ne sont pas liées à la recherche du profit mais à un système d’économie solidaire.» Dans ce même esprit, et pour rapprocher le consommateur du producteur, VitaVerDura envisage, en plus de son marché couvert, d’organiser des visites chez les cultivateurs, les éleveurs et les pêcheurs.

Créé: 09.01.2020, 08h19

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