L’escapade du pape pourrait le conduire à l’Institut de Bossey

Visite pontificaleLe pape François viendra-t-il à midi au château de Bossey, le 21 juin? En Terre Sainte vaudoise, on y croit en toute logique.

L'Institut oecuménique est installé depuis 1946 au château de Bossey, en Terre Sainte vaudoise.

L'Institut oecuménique est installé depuis 1946 au château de Bossey, en Terre Sainte vaudoise. Image: Laurent Guiraud

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Pour les habitants de la Terre Sainte vaudoise, cela semble évident. Lors de sa journée de visite à Genève, le 21 juin prochain, le pape François pourrait faire un crochet par leur région. Si le programme du séjour pontifical ne sera révélé qu’à mi-mai, des observateurs du Vatican ont en effet laissé entendre que le Saint-Père pourrait dîner en terre vaudoise, dans un lieu placé sous le signe de l’œcuménisme (24 heures du 18 avril). La semaine dernière, la police cantonale genevoise confirmait elle aussi des repérages pour une escapade vaudoise. Or le seul endroit qui répond à ce critère et n’est pas trop éloigné de Genève pour un bref aller-retour, c’est l’Institut œcuménique de Bossey, qui offre dans une campagne isolée entre Céligny et Bogis-Bossey, un cadre idéal, discret et bucolique pour accueillir une personnalité de si haut rang.

Le Saint-Père venant à Genève à l’invitation du Conseil œcuménique des Églises (COE), où il prononcera un discours très attendu, il serait logique que ce dernier l’invite à prendre son repas de midi au vert, dans son centre de rencontres et de formation de Bossey. Pour peu que la sécurité du pape le permette. Au centre administratif du Grand-Saconnex comme à l’institut, on ne confirme ni n’infirme cette destination.

«On se prépare à la venue du pape. Mais nous n’avons pas encore de confirmation officielle»

«Des rumeurs nous sont déjà parvenues de l’institut et on se prépare à la venue du pape. Mais nous n’avons pas encore de confirmation officielle», explique Parviz Khamsy, syndic de Bogis-Bossey. Même si l’institut œcuménique se situe à quelque 4 kilomètres du village, sa commune serait très honorée d’y accueillir le Saint-Père. «Nous aurions pu lui proposer de manger à notre Auberge Communale, qui est de haut niveau gastronomique, mais je crois que le pape n’est pas là pour ça et que l’institut a tout ce qu’il faut pour bien l’accueillir», plaisante le syndic.

Interreligieux et laïc

Effectivement, l’Institut de Bossey, fondé peu après la Seconde Guerre mondiale par un pasteur néerlandais pionnier de l’œcuménisme, a considérablement évolué en 72 ans d’existence. Installé dans un château du XVIIIe siècle, au milieu d’un gigantesque parc mêlant forêts, champs, rivière et pont bucolique, le centre du Conseil œcuméniques des Églises accueille des étudiants et des chercheurs du monde entier. Ils viennent y approfondir leurs études universitaires dans les domaines de la théologie œcuménique, la misologie et l’éthique sociale. Il œuvre également pour la paix, notamment pour la réunification de la Corée, la défense des droits de l’homme en Amérique ou encore au dialogue entre jeunes Israéliens et Palestiniens. Mais l’institut n’accueille pas que des théologiens.

Pour financer le développement du site, notamment la construction d’une salle de conférences de 200 places et la rénovation d’une grange pour augmenter le nombre de chambres pour étudiants et séminaristes, l’institut s’est ouvert il y a quelques années à des manifestations laïques. Ses chambres confortables, son restaurant et ses salles permettent d’accueillir séminaires, conférences et congrès, et même des banquets et des mariages.

Sans les catholiques

Aujourd’hui, le Conseil œcuménique rassemble 348 Églises, représentant plus de 500 millions de chrétiens à travers le monde. La plupart orthodoxes, mais aussi anglicanes, baptistes, luthériennes, méthodistes et réformées, ainsi que de nombreuses Églises unies et indépendantes. Essentiellement européenne et nord-américaine à l’origine, la majorité vient aujourd’hui d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et du Pacifique. Mais l’Église catholique romaine n’en fait toujours pas partie.

Les papes Paul VI et Jean-Paul II s’étaient pourtant rendus à cette organisation quand ils sont venus à Genève en 1969 et en 1984 et les catholiques participent chaque année à un groupe de travail mixte. En 2000, le pape Jean-Paul II avait reçu professeurs et étudiants de l’Institut œcuménique de Bossey, dans le cadre d’un programme pour l’unité des chrétiens. Le but de la visite du pape François étant le COE, d’aucuns espèrent, comme la pasteure vaudoise Line Dépraz l’exprimait sur les ondes de la RTS, que son discours pourrait s’accompagner d’une déclaration surprise. (24 heures)

Créé: 23.04.2018, 21h04

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