La Givrine reste le bon plan neige des familles

LoisirsLugeurs, skieurs, fondeurs ou simples randonneurs se donnent rendez-vous sur les vastes pâturages au-dessus de Saint-Cergue.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

«Attention! Fléchis bien les genoux, garde les skis en V et tourne!» Mercredi dernier, les moniteurs de l’Ecole suisse de ski de Saint-Cergue étaient légion sur les pistes de La Trélasse, petit domaine skiable situé au col de La Givrine.

Comme chaque année, ils y enseignent les rudiments de leur sport aux enfants de la région. Sur la colline d’à côté, des lugeurs s’élancent sous l’œil, ou plutôt le smartphone, attentif de leurs parents immortalisant leurs prouesses. A quelques jets de boules de neige, des randonneurs à raquettes, avec ou sans chien, et des fondeurs de tous âges s’adonnent à leur passion sur des chemins qui leur sont réservés. Il n’y a pas de doute: en hiver, le col de La Givrine est un paradis pour les amoureux de la neige.

17 parfums de fondue

Situé au milieu des pistes de luge et de ski, le Restaurant-Refuge de La Trélasse est le point névralgique du lieu. Tenu depuis 21 ans par Pierre-André Scheidegger, ce chalet d’alpage est connu pour ses fondues. Pas moins de 17 parfums sont proposés. Quelques exemples? La fondue au curry, celle à l’ail des ours ou encore celle au cognac-échalote. «Pour les indécis, nous proposons également un caquelon avec trois séparations permettant de déguster trois parfums», ajoute le gérant.

«C’est un domaine familial idéal pour faire de la luge ou ses débuts à skis»

La fondue de La Trélasse, c’est l’une des raisons pour lesquelles Sophie Hatfield vient au col. «Elle est excellente. Mais je viens aussi et surtout parce que j’adore les paysages jurassiens et que c’est un domaine familial idéal pour faire de la luge ou ses débuts à skis. Et puis, ça me rappelle des souvenirs, car c’est ici que j’ai appris à skier», raconte cette habitante de Founex, venue avec ses deux enfants.

Myrtille Domise vient également plusieurs fois par année pour luger avec sa fille. Proche de son domicile, facile d’accès, le domaine est presque parfait. Sa seule critique porte sur la sécurité routière: «En marchant sur le bord de la route, coincée entre les voitures parquées et la circulation, j’avais peur d’être emportée à chaque fois qu’un véhicule me dépassait.» Le problème, maintes fois soulevé, trouvera peut-être bientôt une solution grâce à l’aménagement d’un parking (lire ci-contre).

Week-ends chargés

Autre point noir du lieu: la fermeture, il y a deux ans, du dernier magasin de location de skis de fond. «Maintenant, les personnes intéressées doivent s’arrêter à Saint-Cergue. Et pour ceux qui prennent le train, c’est d’autant moins pratique que le magasin se situe à l’opposé de la gare», raconte Norbert Tallant, responsable de l’Ecole de ski depuis 19 ans.

Malgré tout, les amateurs de glisse sont toujours plus nombreux au rendez-vous, notamment les week-ends. «Au fil des ans, la clientèle a beaucoup augmenté. Si bien qu’on a dû engager plus de moniteurs», se réjouit Norbert Tallant. Même constat du côté du refuge, auquel Pierre-André Scheidegger a adjoint une roulotte et une yourte pour faire face à la demande. (24 heures)

Créé: 23.01.2016, 08h19

Articles en relation

La Givrine passera encore un hiver avec un parking dangereux

La Givrine Les familles sont de retour pour luger dans ce petit paradis des neiges. Mais elles ont toujours peur de l’accident sur l'aire de stationnement. Plus...

Parking bientôt à l’enquête

Pour réglementer le parcage sauvage et sécuriser la circulation routière et piétonne au col de La Givrine, la Commune de Saint-Cergue souhaite réaliser un parking officiel à l’écart de la route. Payant, le nouveau lieu de stationnement accueillera 200 voitures à l’année et sera augmenté, en hiver, de 400 places, prises sur un pâturage avoisinant.

«Nous espérons mettre ce parking à l’enquête d’ici un ou deux mois, confie Cornélia Gallay, syndique. Mais comme ce projet de développement touristique est compris dans un plan partiel d’affectation élaboré avec le Conseil régional, son financement dépend des autres communes.» Pour autant que ces dernières acceptent le nouveau Dispositif d’investissement solidaire de la région nyonnaise (DISREN), en procédure d’approbation dans les Conseils jusqu’au printemps.

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 5

Des parents et des enfants séparés par le rêve américain, paru le 19 juin
(Image: Bénédicte) Plus...