La ville des festivals aura aussi sa Journée des arts

CultureParents pauvres de la vie culturelle nyonnaise, les arts plastiques seront en vitrine dans toute la ville en novembre.

Les poissons de la céramiste Lynn Frydman Kuhn font un clin d'oeil au symbole de la Ville de Nyon.

Les poissons de la céramiste Lynn Frydman Kuhn font un clin d'oeil au symbole de la Ville de Nyon. Image: DR

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Nyon est connue internationalement pour ses festivals de musique, de cinéma, de théâtre. Mais les arts plastiques n’ont guère de place dans cette ville qui, à part les événements d’art contemporain montés par le conservateur du Château, ne dispose d’aucune salle d’exposition spécifique du style Hermitage ou Élysée. C’est pourquoi un couple de Nyonnais, le graphiste Damien Gallay et son épouse Marlène, a lancé l’idée de créer une Journée des arts, soit des portes ouvertes dans les galeries, les ateliers d’artistes, et des performances et animations dans toute la cité. Elle aura lieu le samedi 10 novembre, de 10 h à 22 h.

«Notre envie est de rendre l’art accessible à tous, montrer qu’il n’est pas réservé à une élite, que chacun, quel que soit le style qu’il préfère, peut ressentir des émotions à la vue d’un tableau, d’une sculpture ou d’une photographie», explique Damien Gallay. En compagnie d’autres passionnés des arts, comme le photographe et galeriste nyonnais Olivier Evard, il a fondé une association intitulée Développement des Arts Plastiques (DAP), qui réunit aujourd’hui une dizaine de membres de toutes générations.

Un foisonnement créatif

Inspiré d’événements similaires connaissant un vif succès dans d’autres villes, comme Lausanne, Genève, Morges ou Rolle, le concept de cette journée a séduit divers sponsors. Ainsi que la Ville de Nyon, qui a décidé de soutenir l’événement par une subvention et un appui logistique. Elle qui remet chaque année un Prix artistique et a développé depuis peu une politique d’art intégré ne peut que se réjouir de voir une association donner un élan nouveau aux arts plastiques. D’autant plus que la ville abrite des artistes de qualité, souvent plus connus à l’étranger que chez eux.

«Notre envie est de rendre l’art accessible à tous, montrer qu’il n’est pas réservé à une élite»

La plupart, comme les peintres Bernard Garo ou Pierre Schwerzmann, ont leur atelier à l’Esp’Asse, centre socioculturel installé dans l’ancienne usine Stellram. Ce lieu sera donc un pôle important de la journée, car il réunit déjà de nombreux acteurs culturels locaux. «Mais tous, des institutions aux galeries, en passant par les collectifs de jeunes artistes comme EEEEH!, vont jouer le jeu», se réjouit Damien Gallay. Les trois musées de Nyon, le Château, le Léman et le Romain, feront une journée portes ouvertes, avec la mise en lumière d’une œuvre ou une performance. Les galeries d’art de Nyon – il y en a une dizaine, souvent méconnues des Nyonnais ou des touristes – mettront en avant leurs artistes préférés, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs. Le visiteur pourra donc suivre un parcours plein de surprises. Dont celle que le plasticien Bernard Garo, allié à Marc Décosterd et au Collectif de la Dernière Tangente, espère offrir aux Nyonnais en projetant sur les murs du château une vidéoperformance géante.

Les organisateurs cherchent encore des lieux pour exposer des tendances atypiques, comme le street art, ou des artistes, comme la céramiste américaine installée à La Rippe Lynn Frydman Kuhn, pour laquelle ils ont eu un coup de foudre. Ses poissons en textile-porcelaine ont une résonance particulière dans une ville où la perchette orne les armoiries, nage dans les aquariums du Musée du Léman et griffait, au XVIIIe siècle, ses porcelaines fines.

Une carte blanche

En vue de cette journée, l’association Développement des Arts Plastiques organise aussi, avec l’appui du journal local, un concours carte blanche, avec à la clé une exposition de deux semaines pour le lauréat choisi par un jury. Les candidats seront invités à présenter un dossier prochainement. «L’idée est d’offrir un tremplin à un artiste de la région de La Côte», conclut Damien Gallay, qui espère que cette première attirera un vaste public, comme des artistes et des collectionneurs.

Créé: 06.04.2018, 21h07

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