Le centre socioculturel de l’Asse aura plus d’espace

NyonLa fondation de l’Esp’Asse pourrait reconstruire une partie de l’ancien site industriel nyonnais.

La fondation pourra démolir les immeubles en front de la route de l'Etraz, mais devra conserver les usines aux toitures à sheds (en dents de scie).

La fondation pourra démolir les immeubles en front de la route de l'Etraz, mais devra conserver les usines aux toitures à sheds (en dents de scie). Image: Patrick Martin

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Des ateliers du SeMo au judo team, de l’association Lire et Ecrire aux ateliers d’artistes, de Caritas à Pro Infirmis, l’Esp’Asse abrite depuis 2001 une foultitude d’activités sociales et culturelles. Elles ont pris place dans l’ex-usine de métal dur Stellram. Dès vendredi, la Ville de Nyon met à l’enquête publique un plan de quartier Etraz-Sud qui devrait permettre à la fondation qui gère les lieux de reconstruire une partie du site.

Un projet qu’elle attend depuis des années, puisque c’est en 2009 déjà que le Conseil communal avait accordé un crédit d’étude de 88'000 francs pour revaloriser ce périmètre proche du centre-ville et de la gare. Pourquoi ce dossier a-t-il tant traîné? «Parce qu’il était très complexe de mettre tout le monde d’accord et que la Ville avait d’autres priorités», résume Maurice Gay, nouveau municipal de l’Urbanisme.

Appartements à caractère social

Aujourd’hui, il s’agit d’une part de mettre en accord l’utilisation du lieu avec son affectation, le site étant toujours classé pour sa moitié sud en zone industrielle (8000 m2), alors que la parcelle rachetée en 2004, de 5000 m2, soit l’actuel parking de l’Esp’­Asse, est en zone de l’ordre non contigu. L’objectif du plan de quartier est donc de passer tout ce périmètre en zone d’activités socioculturelles, artisanales et tertiaires, à l’exception d’une petite zone au nord réservée à du logement.

A l’origine, la Fondation Esp’­Asse envisageait de construire des appartements à caractère social sur l’aire de parking. En 2010, la Ville de Nyon, empêtrée avec un abri de protection civile surpeuplé de requérants d’asile, l’avait alors approchée pour y ériger des pavillons qui auraient permis d’accueillir une soixantaine de demandeurs d’asile. La fondation était prête à les construire elle-même et à les louer à l’EVAM. Mais les oppositions du voisinage, devenues politiques, ont eu raison de ce projet.

Doublement des surfaces

Après cet épisode, la fondation a mis la pédale douce. Puis les demandes de location, toujours plus nombreuses, l’ont poussée à relancer à son compte un projet. «Mais la Commune voulait un plan de quartier et une convention pour la gestion du lieu», explique Jean-Claude Bouverot, administrateur du site. Si l’affaire a pris du temps, c’est qu’il a essayé de faire sauter une servitude détenue par les propriétaires des grands immeubles des Hauts de l’Etraz, qui limite drastiquement la hauteur des bâtiments – d’un à deux niveaux – pouvant être cons­truits sur le parking de l’Esp’Asse. «Les discussions s’éternisant, nous avons abandonné et décidé de faire dans les limites imposées. Car, selon notre vocation, nous ne cherchons pas à faire du bénéfice.»

L’Esp’Asse pourra quand même doubler ses surfaces et construire, sans luxe, entre 20 à 30 logements sociaux, collectifs ou de secours. Elle ne devra conserver que les deux bâtiments aux toitures à sheds (en dents de scie), qui seront classés, et le bâtiment situé au bord de l’Asse qui abrite l’association Pro-Jet. Ce dernier pourra être surélevé, avec logements ou ateliers, alors que tous les bâtiments situés sur le front de la route de l’Etraz pourront être démolis. A ce stade, il ne s’agit que d’un plan de quartier définissant des secteurs de construction, qui fera l’objet d’une séance d’information, le 24 novembre à 19 h 30, à la place du Château 2.

Créé: 21.11.2016, 19h22

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Une passerelle offerte aux élèves

Juste de l’autre côté du cordon boisé et de la rivière qui bordent l’Esp’Asse se trouve l’Etablissement scolaire de Roche-Combe. Une grosse école que nombre d’élèves provenant des quartiers très peuplés de la Redoute et de l’Etraz rejoignent à pied par un petit sentier escarpé, en escalier, qui plonge dans la forêt juste en bordure de l’espace socioculturel. Un terrain sombre et glissant par mauvais temps, particulièrement durant les mois d’hiver, qui suscite depuis des années des critiques de parents et d’élus.

«J’ai offert à la Ville de créer un passage de mobilité douce au milieu du site de l’Esp’Asse, ce qui permettra à la Commune de réaliser une passerelle sur la rivière pour accéder directement à l’école», explique Jean-Claude Bouverot, directeur de la fondation. Une servitude de passage a été établie dans ce sens. «Cette liaison, plus centrée par rapport à l’école que le sentier actuel, permettra une circulation en toute sécurité pour piétons, vélos ou poussettes», se félicite Maurice Gay, municipal de l’Urbanisme. Reste à savoir si les élus nyonnais accepteront cette passerelle, qui devrait faire écho à celle qu’on projette de construire avec le financement de l’agglo au sud du tunnel de l’Etraz, pour rallier Prangins à la gare de Nyon à pied et à vélo.

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