Les Nyonnais plébiscitent un vote sur les horaires

RéférendumLes citoyens ont massivement signé la demande de référendum contre une fermeture des commerces à 19 h le samedi.

Employé dans la vente, Bruno Maria (à g.) complète la pile de signatures remise au secrétaire municipal Pierre-François Umiglia.

Employé dans la vente, Bruno Maria (à g.) complète la pile de signatures remise au secrétaire municipal Pierre-François Umiglia. Image: Madeleine Schürch

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Le comité Touche pas à mon samedi, composé de représentants du personnel de vente, du syndicat Unia, du Parti socialiste et des Verts, a déposé jeudi au greffe municipal de Nyon 3554 signatures (il en fallait au minimum 2006) en faveur d’un référendum sur l’extension de l’horaire d’ouverture des magasins le samedi de 18 h à 19 h. «C’est une belle victoire d’étape qui annonce une suite heureuse», s’est réjoui Komla Kpogli, secrétaire syndical. Le vote aura lieu en septembre.

L’élu socialiste Sacha Vuadens a rappelé pourquoi cette heure supplémentaire, demandée par la Société industrielle et commerciale de Nyon, a provoqué cette mobilisation. «Parce que cette mesure a été proposée par la Municipalité et a été votée par le Conseil communal sans qu’un accord ait abouti entre partenaires sociaux. Pour défendre le personnel de vente, qu’on prive encore plus de vie familiale. Et enfin parce que l’élargissement des horaires ne peut sauver le commerce local.»

Pour le comité, cet alignement voulu sur les centres commerciaux de la périphérie n’arrangera que les grandes surfaces. Pour les petits magasins, ouvrir plus longtemps n’est ni viable ni souhaitable. «Les conditions générales dans la vente sont déjà difficiles. Les salaires ne suivent pas, on engage des auxiliaires et les apprentis peinent à trouver une place. Ouvrir jusqu’à 19 h ne sert à rien, les rues sont déjà désertes au centre-ville dès 17 h», estime Patricia Schlageter, vendeuse en pharmacie. Si elle-même bénéficie de bonnes conditions de travail, elle ne voit pas pourquoi demander toujours plus et s’interroge sur les modes de consommation à venir.

Employé dans une grande surface au bénéfice d’une convention nationale, Bruno Maria, jeune papa, est monté au créneau après le vote du Conseil communal pour défendre sa vie familiale. S’il doit travailler une heure de plus le samedi, jusqu’à 19 h, il fera toujours les 42 heures par semaine en vigueur dans sa boîte. «Mais on commencera à 8 h au lieu de 7 h, avec une pause de 2 h au lieu d’une à midi. Résultat, notre journée sera allongé et je ne verrai plus mes enfants, qui seront déjà couchés le samedi soir.»

Pour lui, les gens vont acheter en France parce que c’est moins cher, pas à cause des ouvertures plus larges. «Une majorité veut une harmonisation des horaires, mais une petite minorité est pour une fermeture à 19 h.»

Créé: 27.06.2019, 18h19

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