Plainte déposée contre le mouvement antispéciste

La CôteLes militants ont volé 18 cabris à l’abattoir de Rolle avant de manifester bruyamment à Aubonne mardi matin à l'aube.

Une activiste tient un cabri dans ses bras à l'intérieur de l'abattoir de Rolle.

Une activiste tient un cabri dans ses bras à l'intérieur de l'abattoir de Rolle. Image: Twitter/@269_LA

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Le réveil a été douloureux pour les habitants du centre d’Aubonne. Des cris d’animaux, enregistrés dans un abattoir, ont déchiré la nuit peu avant 5h. Des associations antispécistes suisses et françaises s’étaient donné rendez-vous pour manifester contre le projet d’abattoir prévu dans la zone artisanale de la commune. Aux sons des bêtes sont venues s’ajouter des images projetées contre les murs.

La manifestation non autorisée, suscitée par la pasionaria romande de l’antispécisme, Virginia Markus, devait «réveiller les consciences citoyennes». Elle a en tout cas réussi à tirer de leur sommeil les citoyens qui ont alerté la police en se plaignant du bruit. «Des habitants m’ont aussi appelé, raconte le syndic, Luc-Etienne Rossier, qui s’est rendu sur place rapidement. Tout s’est déroulé paisiblement. Mais je ne suis pas sûr que l’action des militants serve leur cause.» Après la diffusion des sons et des images, la quarantaine de manifestants s’est assise au milieu de la route pour bloquer la circulation. L’axe qui relie Aubonne à Lavigny a dû être fermé entre 6h45 et 9h20. Les bus scolaires ont été détournés, tout comme les nombreux pendulaires.

Avant cela, des membres de l’association 269 Libération Animale se sont introduits sur le site de l’abattoir de Rolle pour «sauver» 18 cabris, qui attendaient d’être tués. La Coopérative de l’abattoir de Rolle et environs a déposé une plainte pour vol. La gendarmerie, qui est intervenue à Aubonne, a évacué les manifestants jusqu’à la Blécherette pour identification. Certains activistes ont été entendus pour l’affaire du vol.

Le projet d’abattoir à Aubonne, qui doit remplacer celui de Rolle, avance malgré l’activisme antispéciste. Le Conseil d’État vient de valider le plan d’affectation qui légalise le terrain. «Je suis confiant quant à sa réalisation, note Charles-Bernard Bolay, coordinateur du projet. Les militants ne sont pas un danger. Leur action ne peut que retarder sa concrétisation.» (24 heures)

Créé: 27.03.2018, 16h50

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