La bise abat un peuplier et coupe un élan politique

NyonLe Conseil d’État juge irrecevable le recours d’élus visant à sauver les arbres de la Suettaz. La bise les a déjà sacrifiés.

Son tronc était quasi creux

Son tronc était quasi creux Image: VANESSA CARDOSO

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C’était un majestueux peuplier, d’une trentaine de mètres de hauteur. Lundi, sous les rafales de bise, il s’est fendu en deux et une tige longue d’une dizaine de mètres s’est abattue en bordure de la route de Divonne, heureusement sans faire de blessé. Son tronc était quasi creux, il a fallu démonter en urgence la masse restée sur pied.

Ce n’est pas la seule victime des assauts tempétueux de ces derniers jours. Mais ce peuplier, planté sur sol privé, n’était pas n’importe quel arbre. Il figurait parmi ceux qu’il faudra abattre pour laisser place aux immeubles qui remplaceront la Suettaz, cette barre de logements érigée dans les années 60. Or des élus, d’abord tentés par un référendum, veulent sauver ces plantations. Ils avaient choisi d’adresser un recours au Conseil d’État, lui demandant d’annuler le vote du Conseil communal sur ce plan partiel d’affectation (PPA), adopté le 1er avril à sept voix d’écart. Sacha Soldini (UDC) et Jacky Colomb (PIN) estimaient qu’on avait menti aux élus, car le préavis municipal parlait d’une trentaine d’arbres à enlever, alors qu’eux-mêmes en avaient répertorié une soixantaine.

Toutefois, le Conseil d’État a jugé le recours irrecevable. Il invite les opposants à s’adresser au Tribunal cantonal, compétent en matière de plan de quartier. Mais les élus ne lâchent pas le morceau. Ils ont déjà renvoyé un courrier au gouvernement: «Car on fait recours contre la procédure de vote, pas sur le PPA», précise Sacha Soldini, que la chute d’arbres ne semble pas ébranler.

Deux autres peupliers de la Suettaz, dont l’état sanitaire (plus que 5 à 10% de bois sain) est identique à celui qui est tombé et qui ne sont plus protégés du vent, devront être abattus rapidement, alors qu’un acacia tout aussi dangereux a été coupé mardi. «À l’époque, on plantait vers les grands immeubles des arbres à croissance rapide. Mais ici, ils dépérissent à partir de 70 ans, d’autant plus que leurs racines traçantes sont abîmées par les tondeuses», rappelle Hugues Rubattel, chef des Espaces verts. (24 heures)

Créé: 14.05.2019, 16h54

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