Unia soutient le personnel de Generali dans sa lutte

LicenciementsBien décidés à défendre leurs emplois, plus de 160 salariés du géant de l’assurance ont répondu à l’appel du syndicat Unia.

Yves Defferrard, d’Unia, défendra les employés.

Yves Defferrard, d’Unia, défendra les employés. Image: KEYSTONE

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A la sortie de la réunion organisée jeudi à midi par le syndicat Unia dans une salle mise à disposition par la Ville de Nyon, les salariés n’ont pas voulu parler à la presse. Mais leur détermination était palpable et le mot «solidarité» était sur toutes les lèvres. Après l’annonce de la direction de Generali de délocaliser à Adliswil (ZH) une centaine des 340 postes de travail que compte actuellement le siège de Nyon, une nouvelle phase de négociations devrait s’ouvrir.

«Cette forte mobilisation, plus de la moitié des salariés, légitime notre engagement dans un processus de consultation à leur côté, a déclaré le secrétaire d’Unia Vaud Yves Defferrard après la réunion. Une délégation du personnel a été élue et nous allons former des groupes de travail à l’interne pour rechercher des solutions. Au mieux, ce sera d’éviter tout licenciement. Si on n’y arrive pas, on essayera d’en limiter le nombre et de négocier un plan social. Nous espérons que la direction va entrer dans le processus et accepter Unia, sinon il y aura de l’animation dans les rues de Nyon.»

Le syndic, Daniel Rossellat, jouera les bons offices. «On doit conserver un dialogue constructif avec la direction car Generali est un acteur économique important, mais on s’inquiète aussi du sort de toutes ces familles. Trouver des conditions favorables pour déménager à Zurich paraît illusoire. C’est proposer quelque chose que les gens ne peuvent que refuser.» C’est justement ce qui fait dire à la députée Fabienne Freymond Cantone que ces délocalisations sont des licenciements déguisés.

Yves Defferrard dénonce vivement cette stratégie. «Qu’on m’explique comment Generali va faire des économies en déplaçant ses employés à Zurich, où les salaires sont plus élevés. Mais le pire, c’est que la direction a proposé d’accompagner les employés menacés par des avocats payés par elle. Se faire de l’argent sur le dos des personnes licenciées, c’est le sommet du cynisme.» (24 heures)

Créé: 25.11.2016, 17h47

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