L’accusé, qui nie le viol, est lourdement condamné

TribunalLa Cour a été convaincue par le récit de la plaignante. L’homme résidant à Gland, d’origine portugaise, prend 5 ans et sera expulsé.

Ce procès pour une affaire de viol s'est déroulé au Tribunal d'arrondissement de la Côte à Nyon.

Ce procès pour une affaire de viol s'est déroulé au Tribunal d'arrondissement de la Côte à Nyon. Image: CHRISTIAN BRUN

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Le Tribunal correctionnel de la Côte avait à trancher entre deux versions divergentes: la plaignante, une Nyonnaise, affirme avoir été violée par un homme rencontré à la sortie d’un club à Nyon, alors que le prévenu, de son côté, jure qu’elle était consentante.

Lundi, au terme des plaidoiries, le Ministère public avait requis 5 ans de prison et l’expulsion du pays contre ce trentenaire originaire du Portugal. La défense avait plaidé l’acquittement. La Cour a jugé l’homme coupable de viol et a suivi les conclusions de la procureure Myriam Bourquin. En plus, le Tribunal a prononcé son expulsion de Suisse durant dix ans.

Cette nuit de janvier 2019, il était 4 heures du matin, à la fermeture du dancing, lorsque qu’un homme a proposé à la plaignante de l’accompagner jusque chez elle, son appartement se situant sur le chemin de la gare. Arrivé sur place, il aurait réussi à se faufiler dans l’immeuble, puis aurait poussé la femme à l’intérieur de son logement qu’elle venait de déverrouiller. Cet épisode du récit reste un peu flou.

Ensuite, les deux versions s’opposent clairement. La femme raconte qu’elle a été agressée violemment. L’homme lui aurait fait subir un enfer, lui arrachant ses habits, la battant, lui serrant le cou... Elle dit qu’elle a tenté de s'échapper et qu'elle s’est débattue, en vain. L’homme affirme au contraire avoir été invité à monter chez elle. Il ne nie pas le rapport sexuel, mais assure que sa partenaire était consentante, et qu’il lui a donné du plaisir.

La supposée victime a appelé la police dès le départ de son agresseur présumé. Examinée par un médecin quelques heures après les faits, la femme présentait des ecchymoses «d’allure fraîches» sur le corps, le visage, le cou les bras et les fesses. L’examen gynécologique a mis en évidence deux abrasions au niveau des grandes lèvres.

Vu ces traces physiques, les symptômes post-traumatiques constatés par un psychologue, et le témoignage d’un voisin qui a entendu des gémissements de douleur, la Cour a donné crédit à la version de la victime. La présidente du Tribunal, Anne-Florence Cornaz Genillod, a jugé que la culpabilité de l’accusé était «extrêmement lourde» et a qualifié ces actes d’abjects. Le détenu, électricien, père d’une petite fille, avait déjà un casier judiciaire chargé de six condamnations pour divers délits.

Créé: 16.10.2019, 17h45

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