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Alternatives au projet de bus le long de la voie verte Divonne-Crassier

L’association opposée à la voie de bus en site propre propose d’autres solutions.

Les opposants à une voie de bus en site propre ne veulent pas qu'on dénature la voie verte Divonne-Crassier.
Les opposants à une voie de bus en site propre ne veulent pas qu'on dénature la voie verte Divonne-Crassier.
FLORIAN CELLA

Depuis le 15 décembre, trois bus relient Gex à Nyon matin et soir. Cette nouvelle offre devrait progressivement inciter les pendulaires frontaliers à laisser leur voiture au garage. Mais entre Divonne et Crassier, les bus sont ralentis dans le trafic automobile. Afin de rendre ce transport public plus attractif, la Mairie de Divonne et la Communauté d’agglomération du Pays de Gex (GexAgglo) étudient la possibilité de créer une voie en site propre, parallèle à la voie verte et cyclable existante. Le projet est vivement contesté par l’Association pour la préservation de la voie verte Divonne-Crassier.

Vice-président de cette association fondée par des riverains et utilisateurs de cette voie verte, Philippe Lhorte estime que ce projet est une aberration. «Nous n’avons rien contre le principe de la ligne de bus, mais nous nous opposons à l’aménagement d’une chaussée bitumée qui va transformer la voie verte en voie noire, pour un coût complètement démesuré», résume-t-il.

«Un gros impact sur l’environnement»

Actuellement, la piste cyclable (qui sert aussi aux promeneurs et aux joggeurs) est un ruban goudronné bordé de verdure et d’arbres. «Ajouter une voie en site propre pour les bus reviendrait à réaliser un véritable boulevard avec un gros impact sur l’environnement», s’indigne Philippe Lhorte. Les opposants, qui ont évalué le coût du projet à 3 millions d’euros, jugent cet investissement disproportionné par rapport au gain de temps espéré.

L’association, qui va désormais participer aux concertations avec le maire de Divonne et le responsable des transports à GexAgglo, propose deux solutions alternatives. La première consisterait à installer des feux donnant la priorité au bus sur la départementale Étienne-Deprez empruntée actuellement. Il a été observé que c’était surtout le bus de 7h45 qui était ralenti et qu’il suffirait de peu pour qu’il tienne sa cadence.

L'alternative des opposants

L’autre solution, que les opposants privilégient, serait que le bus passe par la douane de Chavannes-de-Bogis, puis par Bogis-Bossey, avant de rejoindre Crassier et Nyon. «Nous avons comparé les deux trajets chronomètre en main. La distance est plus longue mais le temps de trajet est identique, a constaté Philippe Lhorte. Cette option coûterait zéro franc et permettrait de transporter des passagers de Bogis-Bossey en direction de Nyon.»

L’association a lancé une pétition qui a recueilli près de 800 signatures des deux côtés de la frontière. «Non seulement les gens ne veulent pas que la voie verte soit dénaturée, mais ils craignent que la voie du bus en site propre soit ensuite utilisée par les taxis, puis par les deux-roues motorisés», précise encore le vice-président, qui exhorte aussi les autorités à favoriser le covoiturage.

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