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L'anarchiste Didier Lohri assume l'étiquette des Verts

Comment le bouillonnant syndic de Bassins s'apprête à entrer dans le cadre strict du Grand Conseil? Le trublion est confiant.

Didier Lohri regarde désormais vers Lausanne où il défendra le district de Nyon au Grand Conseil.
Didier Lohri regarde désormais vers Lausanne où il défendra le district de Nyon au Grand Conseil.
Alain Rouèche-A

«Je suis le premier surpris de mon élection. Je suis un homme de défi, donc je vais assumer ce mandat.» Didier Lohri, le bouillonnant syndic de Bassins, a déjoué les pronostics dimanche en obtenant le deuxième siège des Verts dans le district de Nyon. Sympathisant du parti, il avait rejoint les rangs écologistes pour porter la liste dans les villages du haut. Ce libre penseur a capté aussi la voix des électeurs anti-système. «Je suis un insoumis», note le trublion de la politique régionale.

Il n’empêche, son élection pose des questions dans les rangs des Verts. Comment ce libre penseur, qui revendique des aspirations anarchistes, va-t-il composer avec les contraintes d’un parti politique? Dans une formation qui interdit les campagnes personnelles, Didier Lohri s’est distingué avec un site Internet à son nom. Le comité d’arrondissement lui a demandé, juste avant le dépôt des listes, de le modifier pour le rendre compatible avec les lignes directrices du parti. Ce qui avait failli provoquer son désistement à la dernière minute.

Son nouveau collègue député Olivier Mayor était toutefois serein dimanche. «A choisir, j’aurais peut-être préféré Odile Decré (ndlr: qui a manqué son élection pour 11 voix) comme deuxième député. Mais je suis certain qu’il sera possible de collaborer intelligemment avec Didier Lohri.»

Pierre Wahlen, président des Verts du district de Nyon, est du même avis. «Didier Lohri a parfois quelques difficultés à vivre en groupe, mais il n’y a aucun doute à avoir sur les valeurs qu’il porte. C’est un homme intelligent et de conviction.»

Le nouveau député attend désormais de discuter avec la direction du parti pour évoquer son mandat. «Je ne vais pas trahir les Verts et devenir indépendant à la première contrariété», assure-t-il. Il craint plus les contraintes que lui imposera le système. «Quand on m’enferme dans un carcan, je deviens un ours. C’est plus fort que moi.»

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