«Aubonne ne fusionnera pas, mais collaborera avec les trois villages»

InterviewAprès le niet d’Aubonne à une union avec Saubraz, Saint-Oyens et Montherod, le syndic évoque les pistes pour garantir une solidarité régionale.

Luc-Etienne Rossier, syndic d’Aubonne, reste convaincu que l’avenir se situe dans le regroupement des forces.

Luc-Etienne Rossier, syndic d’Aubonne, reste convaincu que l’avenir se situe dans le regroupement des forces. Image: Patrick Martin

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Il y a un mois, les citoyens d’Aubonne ont sèchement refusé le projet de fusion avec Montherod, Saint-Oyens et Saubraz en votation populaire. L’enterrant par la même occasion. Pour mémoire, le résultat ne laissait pas de place au doute: 388 oui contre 612 non, alors que le mariage intercommunal a été accepté dans les trois petites localités. Le coup d’assommoir passé, Luc-Etienne Rossier, syndic d’Aubonne, revient sur cet échec. Entretien.

Avez-vous pu digérer le vote des Aubonnois?

Oui, il est aujourd’hui totalement digéré. Même s’il est vrai que, sur le moment, mes collègues et moi avons été assommés par les résultats. C’est un projet dans lequel nous nous sommes beaucoup investis et qui n’a malheureusement pas pu se concrétiser. Aujourd’hui, il faut laisser passer les élections communales et voir comment nous pouvons rebondir.

Percevez-vous ce résultat tranchant comme un désaveu de votre politique?

Non, je le perçois davantage comme un échec qui, en politique, fait partie du jeu. Nous estimions que ce projet d’union avait toute sa légitimité et tout son sens. Mais pas les citoyens. L’essentiel est d’accepter l’échec aussi bien que la victoire. Et de continuer à y croire.

Aubonne a donc un avenir dans les projets de fusion?

Bien évidemment. J’ai la conviction que nous devons regrouper les forces car les charges administratives sont toujours plus lourdes pour les communes. Mais il s’agit aujourd’hui de ne pas se précipiter. Il faudra examiner les opportunités qui se présentent le moment venu. Je pense qu’un rapprochement vers le sud, sur le bassin-versant, serait préférable. Nous ne pouvons pas ignorer l’élément géographique qui, avec les aspects financiers, a fait capoter la fusion.

Comment garantir aujourd’hui une solidarité et une cohésion régionales?

En continuant à faire ce que nous avons toujours mis en œuvre: rester ouverts, disponibles, et collaborer avec les communes de la région. Plusieurs sujets d’importance demanderont que nous travaillions ensemble, comme la problématique liée à l’exploitation du gravier. Il y a aussi l’éventuelle implantation des abattoirs régionaux au nord d’Aubonne ou encore celle de la SEFA à Pré Baulan, en limite avec Montherod.

Justement, comptez-vous accentuer les collaborations avec Montherod, Saubraz et Saint-Oyens pour vous faire pardonner?

Pardonner me semble un terme un peu fort. Mais les différents groupes de travail de la fusion ont mis en lumière toutes les synergies que nous pourrions développer au niveau du service technique, de la police des constructions et de la voirie. Nous souhaitons les mettre à profit avec les trois autres communes. Il n’y aura pas de fusion, mais des collaborations avec ces villages.

Serez-vous candidat à votre propre succession l’an prochain?

Oui, je souhaite très clairement me représenter à la Municipalité et à la syndicature. Ma motivation et mon engagement pour Aubonne restent intacts et entiers.

Quels sont les gros dossiers que vous souhaitez mener à bien d’ici à la fin de la législature?

Nous aimerions boucler la révision de notre plan général d’affectation (PGA), mis à mal par la LAT. Idéalement, nous souhaitons le soumettre à l’enquête publique avant la fin de la législature. Nous aimerions aussi lancer le plan partiel d’affectation Chetry pour y implanter le local du feu, les éventuels abattoirs et la déchetterie.

Quels défis attendent Aubonne dans les années à venir?

Il est essentiel pour nous de continuer à accueillir l’ensemble du cycle secondaire régional à Aubonne. C’est pour cette raison que nous cherchons à déplacer la caserne du feu actuelle pour dédier l’ensemble du secteur du Chêne aux élèves. Nous souhaitons également augmenter les surfaces sportives, comme le prévoit notre PGA. Cela devient urgent de le réaliser pour les clubs sportifs aubonnois et régionaux. Il faudra également créer du logement. Pour cela, nous avons la chance de posséder des terrains au sud de la localité. (24 heures)

Créé: 11.10.2015, 15h47

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