Le Base ouvre l'hôtellerie nyonnaise à la modernité

NyonA la fois hôtel et appartement, l'établissement ouvre ce jeudi. Avec un concept inédit.

Frédéric Mydske et James Fry ont misé sur la nouveauté avec cet établissement aux prestations luxueuses.

Frédéric Mydske et James Fry ont misé sur la nouveauté avec cet établissement aux prestations luxueuses. Image: VANESSA CARDOSO

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«L’hôtel a été construit en douze mois, c’est vrai. Mais il nous a fallu quatre ans de travail pour affiner notre concept.» Tous deux issus du monde immobilier, le Lausannois Frédéric Mydske et le Londonien James Fry ont donc pris le temps avant de se lancer concrètement dans une nouvelle aventure: l’ouverture d’un hôtel, le Base, situé à deux pas de la gare de Nyon.

«Nous avons voulu proposer une nouvelle forme d’hôtellerie, en capitalisant justement sur le fait que nous n’étions pas de la branche», explique le Vaudois. Le duo lance donc cet hôtel-appartements aux prestations luxueuses et modernes. Fini la traditionnelle réception, ici les clients s’enregistrent eux-mêmes, comme à l’aéroport. Les petits-déjeuners arrivent sur le pas de la porte dans des breakfast boxes et, surtout, les cinquante-deux chambres sont toutes équipées d’une cuisine complète. De quoi séduire des visiteurs venant dans la région pour affaires, pour des séjours parfois longs.

Ultraconnecté, l’établissement se veut tourné uniquement vers sa clientèle. «Nous ne faisons partie d’aucune association d’hôteliers, annonce «en toute humilité» le trentenaire lausannois. Les seules étoiles que nous visons sont celles que nous décerneront les clients sur Trip­Advisor, le nombre de «likes» sur Facebook. Lorsque je voyage, je ne regarde plus que ça, et je me fiche de dormir dans un deux ou cinq-étoiles tant que les commentaires sont bons.» Preuve de l’importance des réseaux sociaux dans la démarche du duo, toutes les photos encadrées dans les chambres sont l’œuvre d’une fameuse «instagrameuse», Alexandra Schwass, 85 000 abonnés au compteur. «Elle est venue une journée à Nyon pour réaliser des images dans toute la ville, avec l’un des vélos que nous proposons à nos clients.»

Des tarifs de quatre-étoiles

Actuellement, l’hôtel s’est assuré un taux d’occupation à l’année de 30%, plusieurs entreprises établies à Nyon ayant déjà signé pour une ou plusieurs chambres durant un à deux ans. «Notre objectif est d’occuper 50% de nos chambres sur le long terme, 30% avec des séjours de durée moyenne et 20% avec du tourisme de passage.» A 245 francs la nuit sans petit-déjeuner (225 fr. pour les entreprises, 180 fr. pour un mois et plus), le Base se place sur des tarifs similaires aux quatre-étoiles de Rive. «L’arrivée de cet établissement est une aubaine, estime le président de Nyon Région Tourisme, François Bryand. Actuellement, les grandes entreprises et organisations internationales doivent souvent loger leurs hôtes à Divonne, à Genève ou à Lausanne.»

D’autres projets en cours

Quant à la marque Base, elle poursuivra son développement à Vevey en 2017 et à Lausanne en 2019. Pour le premier projet, «le permis de construire vient d’être signé», annonce Frédéric Mydske. Et à Lausanne? «C’est encore trop tôt, mais, dans tous les cas, l’idée est de s’installer toujours au plus près des gares.»

Créé: 01.10.2015, 12h22

Du nouveau dans l’hôtellerie régionale

Responsables du tourisme et des milieux d’affaires répètent depuis des années qu’il manque des chambres d’hôtel à La Côte. L’ouverture du BaseNyon est donc une bonne nouvelle. C’est aussi l’occasion de relever que, par ailleurs, les choses bougent dans l’hôtellerie régionale. A?Nyon, le Rive, fermé quatre ans, a rouvert ses chambres au public l’an dernier. L’Hôtel des Alpes, décrié sur TripAdvisor et dans la presse, a procédé à une grosse rénovation. Et l’Ambassador est en travaux. A?Prangins, la Barcarolle prévoit de doubler sa capacité.
A Gland, le Glanis a ouvert ses portes récemment. Et?Relli SA a le projet de construire un hôtel de 82 chambres. A Coppet, en revanche, il n’y a plus d’accueil hôtelier depuis la fermeture de l’Hôtel du Lac et précédemment de l’Hôtel d’Orange. A Rolle, le?projet d’un établissement Mövenpick est bloqué par la LAT et le Rivesrolle reste fermé depuis des années. Président de?la section La Côte de l’Association romande hôtelière, Christoph Zen Ruffinen (directeur de l’Hôtel de Chavannes-de-Bogis) voit la venue du BaseNyon d’un bon œil. «C’est une approche différente, qui répond à une demande. La région a besoin d’améliorer son accueil hôtelier. Notre grande crainte, c’est le développement des bed & breakfast et d’Airbnb.»

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