Bière occupe une place de choix sur l’échiquier militaire

BièreLa place d’armes est indispensable aux yeux de la Confédération et de la commune.

Le commandant de la place d'armes de Bière, le lieutenant-colonel EMG Richard Weber.

Le commandant de la place d'armes de Bière, le lieutenant-colonel EMG Richard Weber. Image: Vanessa Cardoso

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L’histoire d’amour entre Bière et les militaires n’est pas près de se terminer. Présente depuis 1822 sur le territoire de la commune, l’armée est confortablement installée. «Du point de vue de la taille et de l’occupation, la place d’armes de Bière est la No 2 du pays derrière celle de Thoune», rappelle le commandant des lieux, le lieutenant-colonel EMG Richard Weber.

Si, dans le cadre du développement de l’armée, certaines infrastructures sont menacées, ce n’est pas le cas des installations du pied du Jura. Seul site où peut être dispensée l’instruction de base de l’école de recrues d’artillerie, il est un bastion de l’armée suisse. «La place d’armes de Bière ne va pas disparaître, assure Richard Weber. Son existence est indispensable.»

Pour preuve, le lieutenant-colonel cite les nombreux investissements planifiés dans les hauts du district de Morges: «Plusieurs bâtiments ont déjà été reconstruits. Actuellement, la halle de gymnastique est en rénovation. Sont également prévues durant les dix prochaines années la remise en état des anciennes casernes des cadres, de l’infirmerie, ainsi que l’édification d’un nouveau centre de subsistance.»

Chaque année, on dénombre 210 000 nuitées entre ces murs. Un chiffre impressionnant lorsqu’il est comparé aux 1526 habitants du village. Pourtant, Richard Weber l’assure, les relations avec les autorités locales sont au beau fixe. «L’entente avec le syndic est excellente, relève le commandant. C’est un des avantages à travailler ici. S’il y a un problème de son côté ou du mien, nous discutons et trouvons des solutions.»

Une affirmation que confirme le chef de l’Exécutif birolan Jacques-Henri Burnier: «Nous sommes partenaires depuis plus d’un siècle. Les liens sont donc bien tissés. La collaboration est cordiale et constructive. On aime cette vie de garnison.»

Commune gagnante

Il faut dire que la Commune profite de la présence de l’armée. «Grâce à la place d’armes, nous réalisons des économies d’échelle, explique le syndic. Notamment en ce qui concerne le réseau d’eau potable et la station d’épuration que nous partageons. Les nombreuses salles et terrains de jeu n’auraient pas vu le jour sans les militaires. Ces derniers contribuent également à remplir nos bars et restaurants. Et puis, on se sent en sécurité.»

Au rayon des doléances, RAS ou presque. «Le bruit est parfois dérangeant, confie Jacques-Henri Burnier. Mais lorsque l’on naît près de la place d’armes, on est habitué à ce genre de nuisances. Cela fait partie du quotidien.»

Les bons rapports qu’il maintient avec les autorités, Richard Weber tient également à les entretenir avec la population. «Nous allons à la rencontre des représentants des communes une fois tous les deux ans pour échanger», révèle-t-il. Reste que la place d’armes de Bière est avant tout un haut lieu militaire, avec la sécurité qui lui incombe. «Nous sommes très ouverts. Mais je souhaite préciser que même si notre place d’armes n’est pas entourée d’une clôture, il faut éviter d’y pénétrer avec un véhicule», conclut le commandant Richard Weber. (24 heures)

Créé: 16.07.2017, 18h03

En chiffres

1,25

En million, le nombre de cartouches qui ont été tirées en 2016 à Bière

850

En hectares, la surface occupée par l’armée dans les hauts du district de Morges

1440

Soit le nombre de lits sur le site du pied du Jura

272

Le nombre de jours de tirs qui ont eu lieu l’année dernière à la place d’armes de Bière

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