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Vers un black-out transfrontalier volontaire

Les Communes de l'agglomération sont invitées à couper l’éclairage public dans la nuit du 26 au 27 septembre. Celles du district de Nyon sont encore à la traîne.

La bougie, le smartphone ou la lampe solaire aideront à percer l'obscurité le 26 septembre.
La bougie, le smartphone ou la lampe solaire aideront à percer l'obscurité le 26 septembre.
Magali Girardin

Les vaudoises se font encore tirer l’oreille pour éteindre leur éclairage public le 26 septembre prochain. Seules une dizaine de Communes du district de Nyon ont pour l’instant répondu positivement à l’appel du Grand Genève, qui propose une extinction généralisée durant une nuit sur tout le territoire de l’agglomération franco-valdo-genevoise. Une première dans le cadre d’un périmètre comprenant plus de un million d’habitants.

Ce défi a été lancé par le Muséum d’histoire naturelle, la Société d’astronomie, la Maison du Salève et le Grand Genève pour sensibiliser la population à la pollution lumineuse et aux économies d’énergie et lui permettre de redécouvrir un beau ciel étoilé. La nuit choisie offrira en effet des conditions astronomiques idéales, avec la nouvelle lune, une Voie lactée visible dès le coucher de soleil et l’observation de Saturne et de Jupiter.

L’agglomération transfrontalière comprend 209 communes. À la mi-juillet, 109 avaient annoncé leur participation à l’opération. Il y a celles, comme toutes les genevoises et une majorité des françaises, qui n’allumeront pas du tout leur éclairage public en début de soirée, et quelques-unes qui ne procéderont à l’extinction des feux que vers 23h ou seulement à minuit.

Dans le district de Nyon, neuf Communes sur 47 étaient inscrites. Des villages, mais aussi Rolle et Prangins. Depuis la semaine dernière, Nyon a rallié le mouvement. «Sous l’égide du Service de l’énergie et du développement durable, la Ville a décidé de former un groupe de travail», explique Vincent Hacker, municipal en charge des Services industriels. Car il ne s’agira pas simplement de tourner l’interrupteur, mais de voir si d’autres mesures et animations accompagneront l’événement. Ailleurs en effet, des observations du ciel, des repas à la bougie ou des balades nocturnes seront au programme.

Mais être plongé dans le noir inquiète certains habitants. Or, selon l’Observatoire national français, près de 80% des vols et agressions ont lieu dans la journée. L’extinction ne favoriserait pas les cambriolages, car les malfrats ont eux aussi besoin de lumière pour opérer! Quant aux automobilistes, ils ont tendance à rouler plus doucement quand ils n’ont que leurs phares pour se diriger.

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