Pas de bouchon pour saluer la cadence au quart d’heure

NyonLe train Nyon - Saint-Cergue a doublé ses courses. Et donc ses traversées de chaussées, notamment à Nyon et à Trélex.

Les barrières du passage à niveau à l'avenue des Eules se baissent deux fois plus depuis lundi matin.

Les barrières du passage à niveau à l'avenue des Eules se baissent deux fois plus depuis lundi matin. Image: Patrick Martin

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Sur l’avenue des Eules, les barrières du passage à niveau s’ouvrent et se ferment à une cadence inédite, au lever du jour ce lundi. Car ici, à deux pas de l’arrêt des Plantaz passe désormais un «p’tit train rouge» toutes les huit minutes, en moyenne.?Le pied pour l’usager, l’arrivée de la cadence au quart d’heure entre Nyon et Genolier. Mais quid de l’automobiliste, qui voit du coup passer deux fois plus de convois derrière des barrières closes deux fois plus souvent.

La question agite évidemment les inquiétudes de Nyonnais déjà fort échaudés par l’«épisode des feux» en début d’année. A commencer par l’Exécutif local qui, en matière de trafic, n’a plus droit à l’erreur. «On ne se pose pas la question ainsi, tempère le municipal nyonnais des Travaux, Olivier Mayor. On cherche sans cesse à éviter les couacs, les mésaventures de l’hiver dernier n’y changent rien.»

«On cherche sans cesse à éviter les couacs, les mésaventures de l’hiver dernier n’y changent rien.»

Toujours est-il que, devant le passage à niveau des Eules, ils étaient nombreux en pleine heure de pointe à s’assurer du bon déroulement de cette nouvelle fréquence. Un policier, qui reviendra encore ce matin et demain, les patrons du Nyon - Saint-Cergue - Morez et le duo, l’un de la Ville et l’autre de l’entreprise Siemens, en charge de la programmation des feux alentour.

Car il a fallu là aussi revoir les cadences pour assurer un trafic le plus fluide possible. Depuis jeudi dernier, le matériel est mis à l’épreuve du feu, après des mois d’études, démarrées au printemps dernier. Il fallait absolument que la signalisation se mette au diapason et permette un flux rapide des pendulaires.

«Il y a désormais une connexion entre les barrières et le feu du chemin de Bourgogne, qui permet de libérer l’avenue des Eules en priorité absolue», explique Olivier Mayor. Autres mesures prises: la police a demandé que les patrouilleurs ne bloquent pas la chaussée juste après l’ouverture des barrières. «Et l’horaire des TPN a été conçu de telle manière à ce que les bus traversent l’avenue lorsqu’aucun train ne passe.»

Bilan positif

Et le constat, hier matin, semblait sans appel: les perturbations ne sont pas plus importantes qu’une semaine auparavant. «C’est très positif, se réjouit Jean-Michel Frossard, directeur adjoint du NStCM. On bloque la chaussée durant une à deux minutes au moins huit fois par heure. Tout l’enjeu était de s’assurer une résorption rapide des files d’attente qui se forment alors des deux côtés du passage à niveau. Le pari semble réussi!»

A Trélex, les traumatismes du passé sont moindres, mais pas les inquiétudes. Le village est en effet traversé par de nombreux pendulaires venus des communes du pied du Jura, et les deux passages à niveau de la localité voient également passer deux fois plus de trains depuis ce lundi matin. «Nous avions anticipé d’éventuels problèmes en demandant à la direction du Nyon - Saint-Cergue de procéder à des simulations il y a quelques mois déjà. Ces dernières avaient montré que la plus grande fréquence de fermeture des barrières n’entraînerait pas la formation de files de voitures plus importantes.»

Gros point d’interrogation, la fin de journée, avec le trafic qui remonte vers les hauts et pourrait congestionner le village, n’a pas vu se former d’interminables bouchons. «On constate qu’il n’y a effectivement pas de grande différence avec ce que nous observions auparavant, reprend le syndic. Cela dit, il y a une pesée d’intérêts à faire et notre Commune soutient les projets qui favorisent les transports publics et la mobilité douce.»

Créé: 14.12.2015, 17h51

La halle centenaire a tenu le choc

C’était l’un des grands défis posés par le passage «au quart d’heure» du NStCM. Les équipes occupant le dépassé dépôt des Plantaz devaient apprendre à jongler avec deux fois plus de trains sur les voies.

Les travaux sur le matériel roulant impliquent en effet des passages sur la voie empruntée par les trains de ligne. «Nous manquons de place, expliquait le mois dernier Pascal Juillerat, responsable de la maintenance. Donc pour déplacer les rames dans le dépôt nous sommes obligés de jouer à Tetris, et d’aller au-delà de nos voies de service.»

Déjà compliquée, l’opération le devenait donc encore plus avec le doublement du nombre de trains. «On a pris les devants, explique Jean-Michel Frossard. Les convois ont tous été préparés ce week-end, pour éviter les mauvaises surprises. Nous procéderons encore ainsi le temps de rôder les procédures.» Avantage du développement de la ligne, «les trains sont quasi tous en service, donc en journée, la halle est presque vide. On peut enfin respirer un peu!» sourit le directeur adjoint de la compagnie.

Articles en relation

Les CFF notent peu de retours des pendulaires

Suisse Les usagers ont emprunté les trains selon le nouvel horaire mis en place dimanche matin. Plus...

Mise en train sans accroc pour le nouvel horaire CFF

Trafic ferroviaire L'horaire 2016 de l'ex-régie fédérale, qui prévoit de nombreuses modifications notamment en Suisse romande, est entré en vigueur dimanche matin. Plus...

Centenaire, le dépôt du petit train rouge grelotte à Nyon

Chemin de fer Les employés du Nyon - Saint-Cergue - Morez font des miracles en attendant la construction d’une nouvelle halle. Plus...

Grand chambardement dans la mobilité vaudoise

Transports publics L’horaire n’avait pas autant changé depuis onze ans. Le 13 décembre, 80% des trains ne partiront plus à la même heure. L’offre générale augmente et se renforce, sauf à Nyon. Plus...

Nyon reste la grande perdante du nouvel horaire CFF

Transports publics La Municipalité est très fâchée. Les CFF n’ont pas tenu compte de sa requête de maintenir l’arrêt des ICN en gare de Nyon. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.