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Le boum du coworking va désengorger l’autoroute A1

Le plus grand centre d’affaires de Suisse inauguré à Etoy par IWG va contribuer à réduire le trafic pendulaire entre Lausanne et Genève.

Le centre Regus à Etoy abrite 5500 m2 de surfaces de bureau partagées.
Le centre Regus à Etoy abrite 5500 m2 de surfaces de bureau partagées.
PATRICK MARTIN

International Workplace Group (IWG) gère le plus grand réseau mondial de bureaux flexibles. Très présente sur l’arc lémanique, la société multinationale compte plusieurs sites à Lausanne, Genève, et entre ces deux villes, à Versoix, Eysins, Préverenges et désormais à Étoy, où elle vient d’inaugurer un centre Regus (filiale d’IWG) au cœur du Littoral Parc. Garry Gürtler, directeur général de Regus Suisse, entend ainsi répondre à la forte demande régionale en offrant des espaces de bureaux et de coworking quadrillant le territoire.

L’association Coworking Switzerland et la coopérative Village­Office ont aussi adopté cette stratégie visant à mettre sur pied un réseau de lieux de travail partagés hors des grandes villes. L’enjeu est clair: réduire le trajet entre le domicile et le lieu de travail pour limiter le trafic pendulaire et améliorer la qualité de vie des gens. Avec l’essor du coworking entre Genève et Lausanne, il y aura donc moins de bouchons sur l’autoroute A1.

Essor exponentiel

En mettant à disposition des surfaces de bureaux sur 5500 m2 (750 à 800 places de travail) à Étoy – en plus de récentes ouvertures à Genève –, IWG ne doute pas que l’essor exponentiel du coworking va se poursuivre. «Ce mode de partage de l’espace de travail gagne du terrain. Nous sommes confiants dans la pérennité du modèle, ce que les chiffres du marché suisse confirment avec une croissance de 30% par an depuis quatre ans», déclare Garry Gürtler.

Les nombreux avantages du modèle se résument à un mot: flexibilité. Que l’on soit un auto­entrepreneur, une PME ou une multinationale, c’est la possibilité de louer une petite, moyenne ou grande surface de bureaux, entre une heure, un jour, une semaine ou plusieurs années, qui fait son succès. Et, surtout, il n’y a pas de bail contraignant à signer. Le client conclut un contrat de location de services. En plus des bureaux équipés, privatifs ou en open space, le centre comprend plusieurs salles de réunions, deux cafétérias et un espace lunch. Dans le complexe, il y a aussi une boulangerie, un fitness, un pressing, une école et une crèche.

Indirectement, le coworking a aussi une influence positive sur le climat: réduire le trajet entre son domicile et son lieu de travail entraîne une diminution des émissions de CO2. «Une étude menée par le prestigieux cabinet Develop­ment Economics à travers 19 pays dans le monde a conclu que le coworking devrait permettre de réduire les émissions de gaz carbonique liées aux migrations pendulaires de près de 7 millions de tonnes», précise Garry Gürtler.

Entre 2013 et fin 2018, le Grand Genève a réalisé le projet européen Ge-Network, qui vise à développer de nouvelles formes de travail pour améliorer la mobilité, ou plutôt pour actionner un autre levier souvent oublié, celui de la démobilité. Le projet repose sur un constat simple: le déplacement le plus efficace économiquement et énergétiquement est celui que l’on ne fait pas. Il est donc plus pertinent de faire voyager les données via les réseaux internet, fixes et mobiles, plutôt que d’engorger les axes routiers avec des voitures. Le projet Ge-Network a notamment permis de lancer la plateforme GOWO, pour dynamiser le coworking dans le Grand Genève.

Trajet de quinze minutes max

Les promoteurs d’espaces de travail partagés ont de grandes ambitions. Selon VillageOffice, «d’ici à 2030, tout le monde en Suisse pourra accéder à un espace de coworking depuis son domicile en quinze minutes». Fabienne Stoll, porte-parole de la coopérative, estime que 1000 espaces, petits et grands, seront créés pour les coworkers dans les dix ans à venir. «Le but est de décharger les infrastructures de transport, mais aussi de créer de la valeur ajoutée locale pour redynamiser des territoires périurbains et lutter contre le phénomène des cités-dortoirs. Ces objectifs ne seront atteints qu’avec la mobilisation des communautés locales.»

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