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À Buchillon, L'Accent de la place du Village offre une cuisine sincère

Epicerie-café-restaurant, le nouvel établissement du village travaille les produits choisis chez des artisans régionaux.

Antoine Gétaz (à g.) et Benoît Riboulet dans leur restaurant lumineux et chaleureux.
Antoine Gétaz (à g.) et Benoît Riboulet dans leur restaurant lumineux et chaleureux.
PATRICK MARTIN

Buchillon a vu renaître son centre en un nouveau quartier joliment fait. C’est là que Benoît Riboulet et Antoine Gétaz ont investi l’ancien hangar communal reconstruit en un bâtiment élégant qui rappelle son prédécesseur. Le premier est de Montpelier, passé au fil des ans par de grandes tables de la région. Le second est Suisse, formé à l’École hôtelière avant des passages asiatiques. Leur Accent (c’est le nom) fleure donc bon la région, avec des produits finement choisis, et la Camargue, avec par exemple ce magnifique riz typique.

L’Accent, c’est donc une épicerie et un restaurant d’une trentaine de places, complété d’une mezzanine privatisable. Le décor, joliment chiné, mélange ses tables et chaises de bistrots aux parois en bois ajouré qui assurent une isolation phonique très réussie, et aux nombreuses lampes qui participent à l’ambiance chaleureuse.

Aux fourneaux, c’est Eric Fotel, qu’on appréciait déjà à la Grenade d’Aubonne. Une carte sans rallonge, qui propose intelligemment la plupart des plats également en petite portion, pour les prendre en entrée ou en petite faim. Le chef travaille évidemment les produits de l’épicerie, de saison. Comme cette polenta tessinoise, dont les dés rôtis accompagnent des ris de veau parfaitement caramélisés autour d’une petite salade (19 fr.). Le velouté de patates douces est parfait, avec ses tartinettes à la relish de l’épicerie (10 fr.).

La Méditerranée a fourni des filets de rouget, passés simplement à la plancha avant de se napper d’un beurre blanc à l’anisette (24/38 fr.). Une cuisine simple mais bien réalisée, comme le choix de légumes d’hiver tous parfaitement cuits et le riz camarguais qui l’accompagnent. Et le filet de cannette est rôti rosé comme il faut, avec sa sauce au miel de Morges et les mêmes garnitures 20/34 fr.).

On retrouve cette simplicité réussie dans les desserts, à l’image de cette délicate panna cotta au chocolat de la Feuillantine, à Gland (11 fr.). La carte des vins joue toute la Suisse, avec de belles découvertes alémaniques et un choix de cuvées maison. Les propositions au verre sont encore un peu courtes mais les conseils des deux patrons sont judicieux.

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