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Cinq ans après la crise, le TCS s'est racheté une bonne conduite

La section vaudoise du club automobile a fait le ménage dans ses structures et investi 24 millions pour se doter d'un centre de pointe au niveau national.

Attaques en règle par médias interposés, limogeage du secrétaire général, enquête pénale… la section vaudoise du TCS a vécu son «annus horribilis» en 2013, embourbée dans les conflits internes au sommet de son organisation.

Appelée à la rescousse par certains membres, l’ancienne préfète du Nord vaudois et actuelle députée PLR Pierrette Roulet-Grin s’était lancée dans la galère en promettant de remettre de l’ordre dans la maison et d’en réformer les structures, paroles qui restent – objectivement – souvent sans lendemain quand elles sont prononcées par des politiciens.

Cinq ans plus tard et s’appuyant sur un investissement de 24 millions sur son site de Cossonay, les promesses semblent avoir été tenues puisque tout respire le neuf au sein d’un club qui s’apprête à célébrer ses 100 ans d’avril à novembre.

«La section était dirigée par une seule personne alors qu’une PME doit partager les responsabilités et les idées pour avancer»

«Avec le recul, il faut admettre que cette période difficile n’est pas tombée du ciel par hasard. À un moment donné, vous ne pouvez pas gérer 180'000 membres et un budget qui approche les 7 millions comme un club de loisirs», explique la présidente avec le franc-parler qui la caractérise. «Je ne veux pas commenter le passé vu que je n’en faisais pas partie, mais la section était dirigée par une seule personne alors qu’une PME doit partager les responsabilités et les idées pour avancer.»

Deuxième plus grande section après Zurich, celle du canton de Vaud n’a pas fait que dessiner des traits sur un organigramme, mais a changé de culture. «Nous avons trouvé en Jean-Marc Thévenaz le directeur qu’il fallait pour franchir cette étape, poursuit la présidente. Avec sa connaissance de l’institution (ndlr: il dirigeait la sécurité routière au sein du TCS-Suisse) et des rouages politiques, nous avons développé nos activités de manière spectaculaire.»

Une piste très demandée

Il faut dire que la section a aussi bénéficié d’heureuses décisions, comme le renforcement de la sévérité au niveau des jeunes conducteurs, avec l’introduction de cours obligatoires, ou le transfert des examens de conduite par le Canton de la Blécherette à Cossonay. «Mais nous avons pu accueillir ces activités parce que nous avons fait les investissements nécessaires tant au niveau des locaux – sept salles de cours neuves – que de la piste de conduite, la seule de cette taille en Suisse romande», nuance le directeur.

La fameuse piste, qui permet de déraper, de reproduire des conditions de glisse, de rouler plus vite que la normale ou d’opérer des freinages d’urgence en toute sécurité, semble en effet combler un vide étonnant. «Nous y donnons les cours de conduite mais accueillons de plus en plus d’événements privés. Le bouche-à-oreille fonctionne comme avec les importateurs qui viennent présenter leurs derniers modèles à leurs clients tout en profitant de notre restaurant. En clair, tous nos locaux – de la halle pour camions au bureau individuel – sont disponibles à qui souhaite les louer», se réjouit la présidente. Une offre globale, en somme, comme en témoigne la rénovation totale des bâtiments, qui dataient des années 1970. «On le doit au comité de l’époque, qui a eu le courage d’augmenter la cotisation de 5 francs, car ils avaient déjà en tête l’agrandissement du site en achetant le terrain voisin», souligne Pierrette Roulet-Grin, dont la première décision en 2013 fut de donner son accord à cet investissement majeur. «Nous sommes désormais au bout de ce vaste chantier afin de consacrer l’année qui vient à la célébration de notre centenaire.»

Parmi les temps forts, un Grand Prix de vieilles voitures lancera les festivités le 27 avril, avant une Journée de la mobilité le 27 mai, qui permettra de se balader à vélo ou à trottinette sur le site, puis des portes ouvertes le 26 août.

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