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Le Conseil désapprouve la Muni et baisse les impôts

Alors que l'Exécutif souhaitait maintenir le taux à 68,5%, ce dernier diminuera à 67%.

La déception pouvait se lire sur le visage de la Municipalité mercredi.
La déception pouvait se lire sur le visage de la Municipalité mercredi.
Alexandre Grieu

La Municipalité morgienne n’avait pas la mine des grands soirs au terme de la séance du Conseil communal de mercredi. Désavoué par la majorité de l’organe délibérant, l’Exécutif n’a pas réussi à faire passer son préavis préconisant un maintien du coefficient d’impôt à 68,5 points. Un vote aux conséquences non négligeables pour la Commune, puisque le taux diminuera de 1,5 point et le déficit prévu de 6,3 millions de francs pour 2020 sera augmenté d’un peu plus de 1 million.

Le public présent dans la salle a assisté à un combat entre la gauche, favorable à la proposition municipale, et la droite, partisane d’une baisse du taux à 67%. Un acronyme est revenu avec insistance dans la bouche des intervenants: AVASAD. La reprise par l’État de l’entier du financement de l’Association vaudoise d’aide et de soins à domicile a pour effet de réduire de 1,5 million la facture pour Morges. Ce transfert de charges s’accompagne d’une augmentation des impôts cantonaux de 1,5 point.

Une «augmentation d’impôt déguisée»

Si les Communes n’étaient soumises à aucune contrainte, ces dernières devaient par principe «répercuter en 2020 une baisse de 1,5 point au minimum par rapport au coefficient d’imposition 2019». Dans ce contexte, le président du PLR, Richard Bouvier, n’a pas hésité à dénoncer une «approximation dans l’usage des mots qui laisse perplexe»: «Quand l’Exécutif propose de maintenir le taux, c’est en réalité une augmentation d’impôt de 1,5 point en bonne et due forme qu’il propose. Les citoyens morgiens, et en particulier la classe moyenne, paient largement leur part et n’ont pas à subir cette augmentation d’impôt déguisée.»

De l’autre côté de l’échiquier politique, on a plutôt souligné la nécessité de laisser à l’Exécutif une relative marge de manœuvre dans un contexte financier compliqué et à une période où la Commune se développe intensément. Le Prix Nobel Jacques Dubochet a également insisté sur les importants investissements à venir afin de respecter les engagements en matière de transition énergétique, pour lesquels il faudra évidemment des ressources financières.

Avant que le coprésident du Parti socialiste local Bastien Monney ne précise que le Grand Conseil devrait baisser l’impôt cantonal de 1 à 3 points pour 2021, ce qui ferait réaliser des économies aux contribuables. Des arguments qui n’ont finalement pas suffi à convaincre la majorité de l’assemblée, bien que le vote – à bulletins secrets – se soit joué à seulement quelques voix.

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