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Le Conseil de Nyon dit «oui» à la nouvelle Usine à Gaz

Dans une salle comble, les membres du délibérant ont accepté la construction d’une seconde salle pour l’Usine à Gaz.

L'Usine à Gaz aura une seconde salle. Le Conseil a en effet accepté un crédit de presque 17 millions pour développer le lieu.
L'Usine à Gaz aura une seconde salle. Le Conseil a en effet accepté un crédit de presque 17 millions pour développer le lieu.

Ce lundi soir, le Conseil communal pouvait enfin se prononcer sur le premier projet culturel d'envergure depuis 20 ans à Nyon, rappelait récemment le syndic Daniel Rossellat. Débattue depuis l'automne tant dans les gazettes que les cafés de la ville, la construction d'une seconde salle à l'Usine à Gaz a passablement occupé les élus. Notamment la commission ad hoc qui a consacré quatre mois à la rédaction de son rapport, positif pour sept de ses membres (sur huit).

«On y est, enfin!»

On s’attendait à un débat nourri. Rapporteur de la commission, Patrick Buchs sentait bien l’attente à l’heure lire ses conclusions. «On y est, enfin!» a-t-il souri. Puis sont venues quelques interventions, six, en majorité positives, comme un juste annoncé du vote qui allait suivre. Seule la voix de l’Indépendant Jacky Colomb s’est élevée contre le projet. Le conseiller aurait voulu qu’une nouvelle convention avec l’association gérant le lieu soit intégrée au préavis et votée en même temps. «En l’absence de certitudes (ndlr: concernant la gestion du lieu), je voterai non!»

Quant aux autres, ils ont chacun défendu le projet, avec plus ou moins de bémols. Du côté de Christian Karcher (PS) c’est «le cœur qui a parlé». Pierre Girard (Indépendant) aurait, lui, aimé pouvoir voter «oui, mais… », en soulignant notamment la somme à engager (près de 17 millions), dans une période difficile. La PLR Josette Gaille a souhaité, elle, que le projet de halle multisports aille aussi vite que cette nouvelle Usine à Gaz, tandis que sa collègue Roxane Faraut-Linarès a assuré, tout en acceptant le projet, que son parti serait très attentif à la gestion du nouveau complexe. Enfin, Patrick Buchs a rappelé qu’il ne s’agissait pas ici de «construire ces murs pour une association, mais pour les Nyonnais.

Résultats nets

Au final, 52 conseillers ont suivi la Municipalité, 8 se sont abstenus et 28 ont refusé le préavis, dont les membres de l’UDC qui n’a pas pipé mot durant le débat.

Présente dans la salle du Conseil jusqu'au résultat, l'équipe de l'Usine à Gaz (employés, membres de l'association) se sont ensuite réunis dans un bar de la place du Château. Belle ambiance et verres de vin étaient au rendez-vous à l'heure de décompresser. Directeur de l'Usine à Gaz, Pierre-Yves Schmidt respire. Mieux. «Ces derniers mois ont été assez durs, avec des attaques pas toujours élégantes. Mais si je suis toujours à l'Usine, c'est parce que je veux mener ce projet jusqu'au bout.» Quant à la gestion du lieu, sous le feu des critiques de la droite, «on l'abordera lorsqu'on parlera de la nouvelle convention».

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