Cossonay abrite un champion d’agriculture

CompétitionLuc Desmeules, 19 ans, a remporté en équipe le concours Agrolympics, fin septembre en Allemagne. Il ne voit pas l’avenir du métier avec sérénité.

Luc Desmeules est fier de la victoire de son équipe.

Luc Desmeules est fier de la victoire de son équipe. Image: Philippe Maeder

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Avant de partir à Burgstädt, en Allemagne, pour participer fin septembre à la seconde édition des championnats Europea Agrolympics, Luc Desmeules était loin de s’imaginer remporter le titre. «Avec mes trois camarades agriculteurs et notre chef d’équipe, nous voulions seulement faire mieux que la formation suisse ayant participé à la première édition du concours, en 2015 (ndlr: elle avait fini neuvième sur vingt)», note le jeune homme de 19 ans, qui habite Cossonay.

Au final, les quatre Romands ont surclassé leurs concurrents provenant des vingt pays européens représentés. La compétition s’est déroulée sur deux jours. Les participants se sont mesurés en équipe au cours de dix-huit épreuves liées aux travaux de la ferme. Il s’agissait de changer les roues avant d’un tracteur, d’empiler des bottes de paille, d’effectuer la traite à la main (sur une fausse vache) ou de fendre du bois à la hache. Le tout le plus rapidement possible. «Il fallait une bonne coordination entre nous pour pouvoir réussir», souligne Luc Desmeules.

Réseau international

Avant le concours, pourtant, les quatre jeunes ne se connaissaient pas et n’avaient jamais travaillé ensemble, contrairement aux membres d’autres équipes. «Nous n’étions pas spécifiquement préparés, reconnaît le jeune homme. Je pense que la formation essentiellement pratique que nous avons reçue lors de notre CFC a joué en notre faveur.»

Son diplôme d’agriculteur en poche, Luc Desmeules s’est inscrit en maturité professionnelle. Depuis la rentrée d’août, il suit les cours de l’école Agrilogie de Marcelin. C’est là qu’il a été approché par le doyen pour participer aux Agrolympics. «Dans les autres écoles membres du réseau Europea Switzerland, ceux qui sont arrivés premiers à leurs CFC ont été automatiquement sélectionnés pour ce concours, explique le jeune agriculteur. A Marcelin, un mail a été envoyé à tout le monde. Comme personne ou presque n’a répondu, on m’a proposé de partir. Je ne voyage pas beaucoup, alors je me suis dit qu’il pouvait être sympa de découvrir l’Allemagne et d’échanger avec des agriculteurs de toute l’Europe», ajoute-t-il.

Le réseau Europea International regroupe 1000 lycées agricoles répartis dans 25 pays différents. Son but est de favoriser les rencontres et les prises de contacts. Six écoles romandes actives dans le domaine de la terre et de la nature en sont membre.

Avenir incertain

Qu’a retiré notre jeune agriculteur de son expérience allemande? «Les formations sont très différentes d’un bout à l’autre de l’Europe, mais nous faisons tous face aux mêmes problèmes: des prix trop bas, une dépendance aux aides publiques et une augmentation des charges administratives», constate-t-il. Ce qui le chagrine également est le manque de reconnaissance de la profession dans la population.

Dans la famille de Luc, tout le monde ou presque est actif dans l’agriculture depuis plusieurs générations. La ferme familiale, à La Praz, abrite 55 vaches dont le lait est destiné à la production de gruyère AOP. Le jeune homme suit pour l’instant la voie de son père et de ses aïeux. Le métier lui plaît, mais il n’est pas encore absolument certain de s’y consacrer toute sa vie. En faisant des études, il se laisse la possibilité de devenir ingénieur agronome, par exemple. «J’aime bien l’informatique aussi», glisse-t-il. (24 heures)

Créé: 12.10.2017, 15h05

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