Pour défendre leurs lieux de répètes, ils montent une association

NyonUne demi-douzaine de musiciens logés à Rive ont lancé Noise Populi. Pour sauvegarder le bâtiment qui les abrite, mais pas seulement.

La bâtisse accueille huit artistes dans trois locaux. Le club d'aviron est également locataire.

La bâtisse accueille huit artistes dans trois locaux. Le club d'aviron est également locataire. Image: DR

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Quiconque est venu à Rive a forcément croisé ces volets clos. Derrière lesquels, bien souvent, transpirent les riffs plus ou moins rageurs de guitares plus ou moins amplifiées. Cette vieille bâtisse communale sise rue de Rive 11, qui accueille également le club d’aviron, abrite en effet huit artistes nyonnais. Un lieu idéal pour ces derniers, sans réel voisinage et où les nuisances sonores n’en sont pas vraiment.

Un lieu en danger également, puisqu’il ne survivra sans doute pas aux nouveaux contours que donnera un jour la Ville au parking de Rive Est. Une réalité qui a motivé les locataires à se réunir sous une même bannière, celle de l’association Noise Populi. «La sauvegarde de ce bâtiment est l’un de nos objectifs principaux, confirme son président Romain Gomis. La ville manque de locaux pour les artistes et disposer d’un tel lieu est essentiel.»

Structuré, le collectif a su convaincre le service nyonnais de la Culture et son municipal Olivier Mayor. «Avoir un interlocuteur unique, qui gère sérieusement ce lieu est une vraie plus-value», salue l’édile. Qui appréciera aussi le volet artistique, «tout aussi important», insiste Romain Gomis.

Car Noise Populi n’a rien d’un outil de combat. «Nous réunir a fait naître de vrais projets artistiques.» A commencer par les concerts inédits qui seront proposés samedi dans la cour de l’Usine à Gaz à l’occasion de la Fête de la musique. Et puis, la solution permet de lutter contre une autre «plaie» de ce genre d’infrastructure: les locaux froids. «Certains sont restés inutilisés pendant des années!» La mise en sommeil d’un groupe n’implique en effet pas de rendre un local dont le loyer dérisoire offre un agréable point de chute. C’est pourquoi une «charte de productivité artistique» est désormais signée par les locataires. «Cette maison doit rester un lieu de création, qui vit pour la musique. Et pas être un coin sympa pour prendre l’apéro.»

Créé: 11.06.2016, 09h59

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