Demain La Côte vise deux toits pour ses centrales solaires

Nyon et GlandLe collectif projette de créer une coopérative qui permettra à ses membres d’investir dans les énergies renouvelables

Demain La Côte recherche de grands toits, comme à Lucens, pour mutualiser les moyens et rationaliser les coûts de l'installation photovoltaïque.

Demain La Côte recherche de grands toits, comme à Lucens, pour mutualiser les moyens et rationaliser les coûts de l'installation photovoltaïque. Image: LDD

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Le collectif Demain La Côte, né en avril 2017 à Nyon, s’est fait connaître par l’organisation de plusieurs Repair Café sur le thème de la consommation sobre. En matière d’énergie renouvelable, son grand projet, c’est de constituer une coopérative qui aura pour objectif de réaliser et d’exploiter des installations photovoltaïques.

«Nous sommes sur la bonne voie, indique Valérie Mausner Leger, cofondatrice du collectif. Depuis février dernier, près de 80 personnes ont manifesté leur intérêt. Un comité provisoire est à l’œuvre depuis juin. Les communes de Nyon et de Gland sont entrées en matière pour étudier la possibilité de mettre chacune un toit à disposition. Nous sommes en train d’étudier la faisabilité technique et le plan financier de ces projets. La coopérative ne sera constituée et les souscriptions ne seront ouvertes qu’au moment où nous saurons le coût de l’installation, combien de kWh elle produira et quelles recettes la vente d’électricité générera.»

Le concept est win-win: une entreprise ou une collectivité publique propose son toit et la coopérative finance l’équipement solaire, puis le gère. «La logique, c’est de faire de grandes installations pour mutualiser les moyens et rationaliser les coûts, explique Noé Tallon, qui termine son master en gestion de projets. Une installation sur le toit d’une maison individuelle est encore coûteux par rapport au retour sur investissement. Nous visons une surface d’au moins 600 m2.»

Le plan financier doit aussi tenir compte des recettes potentielles, qui prendront trois formes: l’autoconsommation (clients du bâtiment accueillant les panneaux solaires, au prix du marché); la réinjection de l’électricité dans le réseau public (à bas prix); et la vente de garanties d’origine (plus rémunératrice, car garantissant qu’il s’agit d’énergie verte). «La commune de Prangins s'est dite intéressée, nous espérons que d’autres communes nous achèteront ces garanties d'origine», relève Valérie Mausner Leger.

Après comparaison, le collectif s'est inspiré du modèle développé par OptimaSolar. À l'origine, une coopérative citoyenne au service de la transition énergétique dans le canton de Soleure, et plus récemment à Fribourg. Comme d’autres projets sont nés de ce modèle, il existe maintenant une fédération des coopératives OptimaSolar en Suisse. La future coopérative initiée par le collectif Demain La Côte portera le nom d’OptimaSolar La Côte. Son comité provisoire cherche encore des personnes motivées. (24 heures)

Créé: 08.11.2018, 08h20

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