Dernière ligne droite pour la fusion autour d’Aubonne

ScrutinLes populations d'Aubonne, de Saubraz, de Saint-Oyens et de Montherod voteront dimanche.

Dimanche, les habitants d'Aubonne, de Montherod, de Saubraz et de Saint-Oyens se prononceront sur le projet de fusion.

Dimanche, les habitants d'Aubonne, de Montherod, de Saubraz et de Saint-Oyens se prononceront sur le projet de fusion. Image: Stéphane Romeu - A

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Les dés seront bientôt jetés. Dimanche, les urnes diront si les populations d’Aubonne, de Montherod, de Saubraz et de Saint-Oyens ont décidé d’unir leur destin. Contrairement à d’autres projets de fusion, qui peuvent parfois donner lieu à d’intenses débats, celui autour d’Aubonne ne semblait être qu’une formalité.

C’était compter sans la sortie du bois d’opposants aubonnois il y a quelques semaines seulement. La poignée de contestataires est venue lézarder le front uni affiché jusqu’alors par les autorités des quatre localités. Et rappeler les enjeux du mariage, qui dépassent les simples questions identitaires.

Arrivée des partis
Initiée il y a deux ans, la fusion portait à la base sur un rapprochement entre Aubonne, Montherod, Saubraz et Bougy-Villars. Mais cette dernière a abandonné le navire en février 2014, ouvrant une voie royale à Saint-Oyens. Rapidement, neuf groupes de travail se sont formés et ont travaillé pour mettre sur pied la convention de fusion, ratifiée par les quatre Conseils en juin dernier. Si elle passe la rampe populaire, dimanche, la future commune de 4300 habitants naîtra officiellement en janvier 2017. Conséquences: la nouvelle entité verra aussi arriver le système proportionnel, où règne la logique des partis politiques. Un pas important pour Montherod, Saint-Oyens et Saubraz, qui passeraient d’un Conseil général à un Conseil communal.

Aubonne – la fiancée la plus imposante avec ses 3050 habitants – pourrait renforcer son statut de centre régional en fusionnant. «Il est essentiel d’avoir une plus grande force économique et davantage de poids face à l’Etat», argumente Luc-Etienne Rossier, syndic, estimant que cette fusion n’est qu’une première étape.

Un avis qui n’est pas partagé par le groupement antifusion, composé de douze citoyens aubonnois. «Ce projet offre peu de perspectives de développement économique régional et n’apporte aucune synergie à Aubonne au niveau des investissements», estime Charles Gabella, fer de lance des opposants. Pour rappel, ces derniers dénoncent aussi une incohérence territoriale avec Saubraz et Saint-Oyens, naturellement attirées vers Gimel, leur grande voisine.

Décharger les autorités
Pour les trois plus petites fiancées, les avantages d’une union sont pourtant nombreux. A commencer par le fait de décharger les autorités, qui peinent à trouver de la relève. De plus, elles font toutes trois partie de l’ancien district d’Aubonne, disparu en 2008. «Cette fusion est un retour aux sources, estime Michel Dubois, syndic de Saint-Oyens. De plus, nous avons approché Gimel à de nombreuses reprises, qui a toujours refusé de se lancer dans un processus de fusion.» Au-delà des questions territoriales, ce mariage permettrait au petit village de 320 habitants d’avoir davantage de marge de manœuvre sur les finances communales.

Saubraz se trouve aussi dans cette situation. Et ce, bien que la localité ait retrouvé les chiffres noirs dans les comptes 2014, après des années de disette en raison de gros investissements et d’un nombre important d’enfants. «L’argument qui consiste à dire que Saubraz n’est pas un village assez riche pour fusionner est assez simpliste, lance Daniel Barbezat, syndic. Par ailleurs, de plus en plus de villageois travaillent et ont des activités sur Aubonne, qui est un bassin-versant naturel.»

Enfin, du côté de Montherod, qui partage déjà des infrastructures comme la déchetterie avec Aubonne, sa voisine directe, il faudrait se méfier de l’eau qui dort. En juin, le vote sur la convention de fusion a passé à la raclette devant le Conseil général. «Avec mes collègues, nous avons pris notre bâton de pèlerin pour tenter d’apaiser les craintes liées à une perte d’identité et d’autonomie. Nous sommes désormais confiants», conclut Philippe Chevallaz, syndic. Verdict dimanche. (24 heures)

Créé: 09.09.2015, 07h14

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