Deux Brésiliens demandent des réparations à Vale

Saint-PrexDes victimes du barrage de Brumadinho ont remis une lettre au siège de la société pour lui demander de tenir ses engagements.

Laeticia Oliveira et Moises Borges sont venus du Brésil pour demander à la multinationale basée à Saint-Prex de respecter ses engagements et à assumer ses responsabilités.

Laeticia Oliveira et Moises Borges sont venus du Brésil pour demander à la multinationale basée à Saint-Prex de respecter ses engagements et à assumer ses responsabilités. Image: Patrick Martin

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«Nous voulons que Vale prenne position et s’engage à tenir ses engagements. La situation à Brumadinho est catastrophique. Des gens vivent dans des camps, et les eaux sont contaminées sur un grand périmètre. Une rivière importante qui traverse le Brésil est polluée.» Laeticia Oliveira a traversé l’Atlantique pour apporter une lettre mardi à midi au siège de Vale à Saint-Prex, la société jugée responsable de la catastrophe environnementale causée par la rupture d’un barrage dans la région de Minas Gerais. Le déferlement de boues contaminées par des déchets miniers a fait près de 150 morts et 182 disparus le 25 janvier.

Accompagnée de Moises Borges, le second représentant des communautés touchées par le drame, la jeune femme a rencontré brièvement Nadine Blaser, porte-parole de Vale. Avant la remise de la lettre, les Brésiliens ont pu faire part de leurs revendications de vive voix. «Nous exigeons que Vale respecte ses engagements, a insisté Moises Borges. Et que la population locale impactée par le drame ne soit pas exclue des négociations pour l’élaboration de la convention d’indemnisation définitive, comme ce fut le cas lors de la rupture du barrage de Mariana il y a 3 ans. Nous regrettons aussi que personne ne soit en prison.»

«L'accord signé par Vale ne couvre que 10% des dégâts et des indemnisations attendues à long terme»

Dans un premier temps, Vale a signé un accord pour une indemnisation d’urgence. Celui-ci est même jugé plutôt satisfaisant en attendant la convention définitive. «Mais il ne couvre que 10% des dégâts et des indemnisations attendues à long terme», souligne Moises Borges, étudiant en biologie qui a perdu plusieurs connaissances lors de l’accident.

Par écrit, la multinationale explique que «la copie du document reçu par les deux représentants a été envoyée au siège social de Vale à Rio de Janeiro. Vale réitère que l’ensemble du conseil d’administration coopère activement avec les autorités pour clarifier rapidement les causes de la rupture du barrage.»

Créé: 06.03.2019, 20h30

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