Les deux humoristes des champs se font un nom sur les scènes des villes

FestivalEnfants d’Apples et de Pampigny, Mirko Rochat et Simon Romang ont grandi à quelques kilomètres l’un de l’autre. Aujourd’hui, ils se retrouvent à Morges-sous-Rire, chez eux.

Simon Romang et Mirko Rochat sont tous deux programmés au festival d'humour Morges-sous-Rire.

Simon Romang et Mirko Rochat sont tous deux programmés au festival d'humour Morges-sous-Rire. Image: Christian Brun

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Il y a deux ans encore, ni Mirko Rochat ni Simon Romang n’imaginaient être programmés au festival d’humour Morges-sous-Rire, même s’ils en rêvaient. Attablés autour d’un café à La Pomme d’Or, à Apples, ils parlent de leur célébrité naissante, du lien avec leur région et de leurs projets, avec simplicité et passion.

La semaine prochaine, on pourra vous voir à Morges-sous-Rire. Qu’est-ce que ce festival évoque pour vous?

Simon Romang (S.R.): Au-delà du fait que ce soit un peu une référence dans la région et un événement que l’on connaît depuis tout petits, c’est le genre de moment où, quand vous dites aux gens que vous faites MSR, on a l’impression que ça «valide» notre spectacle.

Mirko Rochat (M.R.): Oui, c’est tout à fait ça. On dirait qu’il y a des paliers à franchir pour que l’aventure continue. Qu’il faut faire des galas, passer à la radio, la télé… C’est assez étrange, en fait. Mais ce qui est vraiment chouette avec MSR, c’est qu’on est à dix minutes de la maison. On peut prendre la voiture et rentrer tranquille après! (Rire.)

Et on imagine que jouer «à la maison» donne une ambiance particulière?

S.R.: C’est vrai. Moi, je l’ai déjà un peu fait entre Apples, Cossonay, Bière, mais c’est à chaque fois un plaisir. Dans le coin, mon passage dans un Théâtre du Pré-aux-Moines plein à craquer était un peu la démonstration de cette ambiance. Pendant deux secondes et demie, tu as l’impression d’être Gad Elmaleh. (Rire.)

M.R.: Oui, c’est très spécial. Même si on voyage à droite et à gauche, et que ça se passe bien, il y a quand même un accueil spécifique quand on joue dans notre région. Et puis, si au début on voit des têtes que l’on connaît dans le public, plus ça va et moins on en reconnaît. Ce qui est plutôt bon signe. (Rire.)

Justement, un premier spectacle, c’est beaucoup d’incertitudes et d’inconnues. On est soulagé que ça fonctionne?

S.R.: Bien sûr, mais il ne faut surtout pas imaginer qu’on est arrivé quelque part. À chaque fois que tu fais un nouveau sketch, si tu te plantes, tu dois te remettre en question et recommencer. Alors, oui, ça soulage de voir que les gens rient, mais ce n’est pas pour autant que l’on doit arrêter de bosser. Même si le public a aimé un spectacle.

M.R.: Je suis d’accord. Ce qui m’a marqué, c’est quand tu fais des événements privés. Quand quelqu’un pense faire une surprise en proposant des blagues de Mirko Rochat au fin fond du Locle… Alors oui, c’est une surprise, car les gens ne t’attendent pas, ils ne sont pas là pour rire et tu te retrouves avec dix personnes sur 300 qui rigolent. Eh ben, là, tu es conscient que rien n’est acquis.

Et, après Morges-sous-Rire, quels sont vos projets?

S.R.: Dans l’idée, j’aimerais jouer mon spectacle encore deux ans. Et après j’en ferai un autre. Mais je ne sais pas encore quoi, comment, pourquoi… J’ai déjà raconté beaucoup de ma vie et je ne vois pas bien comment je pourrais faire une suite, il faudra donc se tourner vers autre chose. On verra bien ce que ça donne.

M.R.: J’aurai ma dernière de «Supermâle» le 21 septembre à Bière, et puis je passe au deuxième. Marc Donnet-Monay et Antonia de Rendinger m’entourent pour cette nouvelle aventure et, avec ces deux regards, j’espère bien évoluer encore et continuer l’aventure.

On ne vous a jamais vus ensemble sur scène, lors d’un gala par exemple. Pourquoi?

M.R.: On se croise beaucoup, mais c’est vrai qu’on n’a jamais eu l’occasion de jouer ensemble. On ne sait jamais quelle occasion pourra nous réunir un jour. Mais je pense que ça va finir par arriver.

S.R.: Ce serait chouette! Mais avant ça il faut d’abord que je vienne te voir. J’ai honte, mais je n’ai toujours pas trouvé de créneau depuis deux ans! (24 heures)

Créé: 11.06.2019, 14h37

Mirko Rochat

Autodidacte, le Pampignolais de 35 ans a commencé à se faire une petite notoriété grâce à ses vidéos sur
les réseaux sociaux.

En 2012, il s’essaie aux scènes ouvertes et en tombe amoureux. En 2017, celui qui admire François Silvant est lauréat d’une bourse pour l’écriture d’un spectacle d’humour de la Société suisse des auteurs (SSA) et bénéficie ainsi d’un accompagnement professionnel. C’est le metteur en scène Christophe Bugnon qui l’aide à monter son premier spectacle, «Supermâle». Depuis août 2018, Mirko Rochat, horticulteur de formation, a abandonné son métier pour se consacrer à l’humour à 100%. Un pari gagnant.

Simon Romang

Multifacette, c’est l’adjectif qui pourrait qualifier Simon Romang. Il quitte Apples pour Paris et le Cours Florent avant de traverser «la goutte» pour rejoindre l’école Dance New Amsterdam, à Brooklyn. Il reviendra finalement en Suisse, à la Haute École des arts de la scène jusqu’en 2013. Pour ce comédien amateur de théâtre, l’humour est pourtant tracé en filigrane dans son parcours, puisqu’il prend part au Swiss Comedy Club en 2010.

Il y rencontrera Georges Guerreiro, qui le poussera à se lancer. Également lauréat d’une bourse de la Société suisse des auteurs (SSA) en 2017, il se lance dans l’écriture de son premier spectacle, «Charrette», qu’il présente depuis février 2018.

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