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La droite rolloise vise le siège du PS

Le 24 novembre, le PLR Giorgio Micello, opposé au socialiste Philippe Blaser, va tenter de ravir le siège laissé vacant par Cédric Echenard.

Giorgio Micello (à gauche) et Philippe Blaser.
Giorgio Micello (à gauche) et Philippe Blaser.
FLORIAN CELLA

Depuis 2011, année où la gauche avait renversé la majorité de droite solidement établie depuis des lustres à la Municipalité de Rolle, le PLR ronge son frein. Le départ du socialiste Cédric Echenard en cours de législature pourrait lui donner l’occasion de prendre enfin sa revanche lors de cette élection complémentaire. La candidature de Giorgio Micello va bénéficier de l’appui des Vert’libéraux, qui fera face au bloc bien soudé des roses-verts rollois derrière Philippe Blaser. Interview croisée des deux candidats.

Êtes-vous pour ou contre une hausse d’impôt?

Giorgio Micello: Dans l’état actuel de nos négociations avec le Canton, la hausse d’impôt qui nous est proposée n’est pas justifiée. Le système péréquatif actuel a déjà dépassé ses limites.

Philippe Blaser: Personne ne souhaite payer davantage d’impôts. Mais école, port, accueil de jour, salle de gymnastique, terrain synthétique, Grand-Rue, caserne des pompiers, constituent des investissements importants, réalisés et avalisés par les Conseils, et qu’il s’agit aujourd’hui d’amortir. Voulons-nous laisser la gestion de cette dette aux générations futures? Ce n’est pas ma vision.

Pour la fusion avec Tartegnin et Essertines-sur-Rolle?

P.B.Pour cet avenir à trois.G.M.La voie des fusions est la meilleure des alternatives afin de répondre à la mise en commun des tâches qui impacte au plus haut point les budgets de nos Communes.

Pour la vidéosurveillance en ville de Rolle?

G.M.Ce genre de dispositif ne réglera pas les problèmes liés aux incivilités. Il s’inscrit plus dans un projet de prévention ou de recherche de preuves. Nos finances ne permettant pas sa mise en place maintenant, d’autres solutions peuvent être appliquées: une présence plus visible de notre police administrative dans un premier temps et ensuite le développement d’une solution intercommunale en matière de sécurité.P.B.Contre, car les études actuelles ne parviennent pas à démontrer l’efficacité de ce dispositif qui, de plus, coûte cher et peut empiéter sur la vie privée. Le travailleur social de proximité me paraît être une alternative plus efficace.

Pour ou contre la présence de la galère à Rolle?

P.B.Les initiatives qui visent à animer notre ville sont toujours à saluer car elles nous amènent de l’énergie positive. Cependant, je comprends que la venue de ce bateau fâche un certain nombre de concitoyennes et concitoyens et cela doit être bien sûr pris en compte.G.M.Tous les paramètres doivent être pris en compte: financiers, sa popularité, sa viabilité et enfin l’agenda. Or ils sont assez négatifs. Et pour avoir grandi sur les quais de Rolle, je peine à imaginer son panorama incluant ce navire.

Pour des espaces verts favorisant la biodiversité, avec une nature davantage laissée à elle-même ou plutôt pour de jolis jardins, bien tondus et soignés?

G.M.Redonner à nos surfaces vertes de la liberté et de la diversité n’est que bénéfique pour nous tous. J’adhère entièrement.P.BPour des espaces verts, parce qu’en Suisse la biodiversité va mal. Consacrer quelques espaces communaux à la biodiversité, c’est attirer notre attention sur ce qu’elle a d’essentiel à notre qualité de vie.

Que pensez-vous du projet avorté d’avoir une navette électrique qui relierait des parkings périphériques au centre de Rolle?

P.B.C’est faute de moyens que ce projet a été retiré. À terme, il serait intéressant et judicieux d’avoir une navette de ce type qui permettrait de diminuer l’impact environnemental du Green Bus et restreindre l’espace occupé par les voitures au centre-ville.G.M.Un bon nombre de collectivités ont testé des projets innovants de navette électrique. À ce jour, peu ont abouti. Je crains qu’ajouter une navette qui s’arrête à tout bout de champ sur la route cantonale qui traverse Rolle ne compromette la fluidité du trafic dans notre centre-ville, que nous voulons attractif pour les commerçants. Commençons déjà par remplacer le Green Bus vieillissant par un véhicule plus respectueux de l’environnement.

Pour ou contre le projet de centre artisanal et culturel dans l’ancienne usine Tesa?

G.M.Étant fils d’artisan, je suis convaincu qu’il faut soutenir et maintenir les artisans au cœur de nos villes et non les parquer dans des zones réservées loin de tout. Ce projet s’inscrit dans ce paysage, reste à voir sous quelle forme combiner artisanat et activités culturelles.P.B.Pour, afin de favoriser et permettre le développement de l’artisanat sous toutes ses formes sur le modèle des Ateliers de la Côte.

Pour ou contre le maintien de Rolle au Conseil régional Région de Nyon?

P.B.La mobilité douce, les transports, le Casino-Théâtre et le tourisme sont soutenus par la Région de Nyon. Son but est l’amélioration du quotidien de notre population et le soutien à l’économie locale. Pour toutes ces raisons, je suis favorable à rester dans la Région de Nyon.G.M.Créer un nouvel échelon institutionnel dans notre mode de fonctionnement à trois niveaux ne peut qu’alourdir et diluer le pouvoir et l’autonomie des Communes. Plusieurs Communes ont pris la décision de quitter cette institution. Le message envoyé semble clair quant à la demande de réforme en profondeur dans les buts et dans le mode de fonctionnement de la Région de Nyon. Si rien ne devait changer rapidement, je serais favorable sur le principe d’une sortie de Rolle.

Quel est le projet que vous rêveriez de réaliser pour les Rollois?

G.M.Vu l’état de nos finances, le projet qui a le plus d’importance à mes yeux est celui d’accompagner le développement de notre ville lié aux plans de quartiers que le Conseil communal a validés. D’autre part, comme nos équipements sportifs sont vieillissants, j’aimerais être le moteur d’un projet de centre sportif intercommunal, que ce soit à Rolle ou dans une commune voisine.P.B.J’aimerais que notre magnifique château puisse être mis en valeur, rendu visitable et ainsi devenir une attraction touristique et culturelle. Ou encore, donner la possibilité et soutenir des jeunes pour créer un espace autogéré sous la forme d’un bar au bord du lac…

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