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Une école de musique à vocation sociale

Nichée en zone artisanale, La Syncope est fidèle aux principes sur lesquels elle a été fondée il y a quinze ans.

Marie-Claude Schüpbach est l'âme des lieux.
Marie-Claude Schüpbach est l'âme des lieux.
Christian Brun

La Syncope souffle 35 bougies. Quand on évoque ce nom bien connu des Morgiens, ils pensent souvent au grand local situé dans la zone de Riond-Bosson qui accueille différents groupes de musique en colocation. Le béotien est cependant dans l’erreur. Il s’agit en fait de l’école de musique qui partage le lieu avec le Groupe d’activités musicales de Morges et environs ainsi que l’Harmonie Morgienne.

«Il y a beaucoup de confiance et de synergies entre les différentes sociétés», précise Marie-Claude Schüpbach, responsable administrative et visage incontournable dans le milieu. «D’anciens élèves montent des groupes et louent les locaux alors que d’autres viennent jouer avec l’Harmonie. Ici, toutes sortes de musiques et d’instruments se croisent mais il y a un respect entre chacun et chaque univers.»

«L'objectif était de tenir compte du rythme de l’élève et de son désir d’apprentissage»

Née en 1983, la Syncope a été fondée par le professeur de musique René Cattin, qui souhaitait ouvrir un lieu alternatif suivant la pédagogie de l’École Steiner. «Son objectif était de tenir compte du rythme de l’élève et de son désir d’apprentissage», explique Marie-Claude Schüpbach. Le nom Syncope, sorte de contretemps en musique, illustre d’ailleurs bien ce désir de se démarquer des écoles existantes.

Guerre des prix

Aujourd’hui, la fondation sans but lucratif a pris de l’ampleur. Elle accueille 250 élèves, dont un tiers sont Morgiens. Et bien que les directives cantonales aient contraint les responsables à restreindre certaines prestations, la structure tente de rester une école de musique à vocation sociale. «On s’est battu pour pouvoir appliquer le même tarif aux adultes et aux enfants afin de favoriser la musique en famille. Mais depuis que nous faisons partie de la Fondation pour l’Enseignement de la Musique, nous n’avons plus le droit d’adopter de telles pratiques. Les adultes ont vu leurs cotisations presque doubler et leur nombre a baissé en flèche», déplore Marie-Claude Schüpbach.

L’école propose néanmoins des tarifs dégressifs pour les familles avec plusieurs enfants et, en fonction du revenu, des élèves bénéficient de soutien. Elle peut également compter sur les communes. Ces dernières fournissent un subside aux familles qui en feraient la demande, selon leurs propres critères et pour les enfants uniquement. Si Morges se montre plutôt généreuse, d’autres n’offrent que peu d’aide. «Certaines familles recevraient des subventions bien plus conséquentes en vivant dans le chef-lieu, ce qui est absurde», se désole Marie-Claude Schüpbach. Des propos se reflétant dans les comptes 2017 de la Ville, qui annonce une prise en charge supplémentaire de 6000 francs du loyer des locaux au motif que «certaines communes partenaires n’ont pas toutes réglé les factures» dont elles devaient s’acquitter pour la part des élèves habitant sur leur territoire.

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