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L’EVAM ferme à Nyon le dernier abri du canton

Le flux des migrants s’étant ralenti, l’établissement cessera d’exploiter l’abri PCi de Nyon et le foyer du Chalet-à-Gobet, ouverts tous deux en 2015.

La vie en abri (ici en 2014) est difficile pour les requérants d'asile confinés dans des dortoirs en sous-sol.
La vie en abri (ici en 2014) est difficile pour les requérants d'asile confinés dans des dortoirs en sous-sol.
Marius Affolter

Bientôt, plus aucun requérant d’asile accueilli dans le canton de Vaud ne sera logé dans un abri de protection civile. La diminution constante des arrivées, ces derniers mois, permet à l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants (EVAM) de fermer le dernier abri PCi qui était encore exploité, celui de Nyon, ainsi que le foyer ouvert en 2015 dans l’ancienne auberge du Chalet-à-Gobet. La structure de Nyon, qui abrite encore une vingtaine de requérants, fermera d’ici à fin novembre, celle des hauts de Lausanne, qui héberge une petite quarantaine de personnes, d’ici à fin décembre.

La fermeture de l’abri de Nyon marque la fin d’un cycle de huit ans, qui avait obligé l’EVAM à ouvrir des structures d’urgence pour faire face à l’afflux de migrants. La première avait été un autre abri de Nyon, ouvert de 2009 à 2012, expérience qui avait mal tourné en raison d’une forte surpopulation des locaux et de l’installation d’un trafic de drogue. Il y a une année, l’EVAM exploitait encore seize abris à travers le canton, qui ont été démantelés au fur et à mesure de la baisse du nombre de personnes à héberger. Si celui de Nyon est resté le dernier ouvert, c’est que cette ville accueillait nettement moins de requérants que les autres cités vaudoises et qu’il s’agissait de montrer à ses habitants, à la veille du référendum de septembre dernier sur la construction d’un foyer pour l’EVAM, que la région devait faire sa part.

«Un foyer à La Côte reste une nécessité à moyen et long terme»

Les citoyens nyonnais ayant refusé le projet, la fermeture de l’abri va-t-elle tuer toute initiative pour rebondir après cet échec? «Non, car le Canton nous pousse à proposer rapidement une autre solution et la tendance migratoire peut s’inverser à tout moment», note Stéphanie Schmutz, municipale de la cohésion sociale. A Nyon, la fermeture de l’abri implique aussi celle de la structure de jour, bâtiment que la Ville entend mettre à disposition d’activités de jeunesse.

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